Messages étiquettés plaisir

Cerveau et sexualite, hormones et pheromones.

Le terme sexualité englobe les phénomènes de la reproduction biologique des organismes, les comportements sexuels permettant cette reproduction, et enfin les nombreux phénomènes culturels liés à ces comportements sexuels.
La division sexuée des organismes en sexes complémentaires permet un brassage des gènes (par méiose et fécondation) qui favorise la diversité génétique et l’adaptation des organismes à leur environnement.
Chez l’être humain, le comportement sexuel n’est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique. Au cours de l’évolution, l’importance et l’influence des hormones et des phéromones sur le comportement sexuel a diminué. Au contraire, l’importance des récompenses / renforcements est devenue majeure.
La sexualité humaine varie en fonction des époques et des cultures. Des différences sont observées dans la diversité des pratiques érotiques, mais surtout dans la très grande diversité des mœurs, des croyances, des valeurs, et des représentations sexuelles. Ces observations ethnologiques montrent l’importance majeure de la culture dans le développement sexuel et dans l’expression de la sexualité humaine.
Les études du sentiment amoureux en neurosciences suggèrent une relation avec la dépendance, état qui serait provoqué par les endorphines libérées durant les relations amoureuses. L’état amoureux peut provoquer des émotions intenses, d’euphorie ou de détresse. Le comportement sexuel est l’ensemble des activités motrices qui permettent la reproduction des animaux sexués.
Ce comportement est contrôlé principalement par le système nerveux, mais aussi, en particulier chez les animaux les plus simples, par le système endocrinien. En schématisant, plus le système nerveux est simple, plus le comportement sexuel est stéréotypé. C’est le cas par exemple des insectes. Au contraire, plus le système nerveux est complexe, plus le comportement sexuel sera élaboré et lié à des phénomènes culturels. C’est le cas typique de l’être humain.
Chez les mammifères, les principaux facteurs biologiques qui contrôlent le comportement sexuel sont les hormones, les phéromones, les récompenses et la cognition. En raison des différences qui existent entre les espèces, la structure du cerveau est différente et l’importance de ces facteurs change. Par exemple, chez la souris, où le cerveau est relativement petit, les hormones sont le principal facteur ; tandis que chez l’être humain, qui possède un néocortex extrêmement développé, la cognition devient un facteur majeur. De plus, en raison de la nature en partie aléatoire de l’évolution, les organismes ainsi que le contrôle du comportement sexuel ne sont pas « optimisés ». C’est cette caractéristique qui explique l’existence d’activités sexuelles non reproductrices.

Non l’amour, ce n’est pas uniquement dans la tête, ce sentiment se traduit par de profondes variations hormonales. Celles-ci pourraient d’ailleurs expliquer ce besoin de trouver l’âme soeur et la sérénité des gens qui vivent en couple. A tel point que certains n’hésitent pas à proposer des philtres pour préserver cette union… Découvrez les secrets de l’alchimie de l’affection.

La bonne santé physique et psychologique est essentielle à la naissance et l’épanouissement du désir. Ainsi est-il difficile de distinguer une baisse de la libido « naturelle » induite par des événements extérieurs d’un trouble sexuel aux contours indécis.

Reprenant la méthodologie originale de leur première étude, les chercheurs ont comparé l’activité cérébrale chez 7 hommes souffrant de désir sexuel hypoactif et 8 hommes « sains » face à des images génératrices de désir sexuel. Il s’agissait de clips vidéo muets de 3 minutes et de 3 séries de photographies comportant une gradation de neutre à explicite.
Pour plonger dans leur cerveau, la technique d’imagerie utilisée est la tomographie par émission de positons, qui mesure le flux sanguin dans les différentes régions du cerveau. Résultat :
•    Chez les hommes sains, on observe une baisse d’activité d’une partie du cortex orbito-frontal gauche en réaction aux stimuli visuels ;
•    Par contre, chez les patients souffrant de désir sexuel hypoactif, cette zone n’est pas désactivée et l’activité y est maintenue.
Le maintien de cette activité ne permettrait donc pas de débloquer le circuit cérébral de la sexualité. Le problème résiderait ainsi dans cette absence de levée de l’inhibition exercée par cette zone du cerveau. Le manque de désir vient donc d’un blocage.
Selon les chercheurs, la mise en évidence de cette inhibition pourrait être utile aux psychothérapeutes et leur « donner des pistes de travail avec ces patients pour mieux identifier et moduler le versant psychologique des inhibitions liées au désir sexuel hypoactif ». En effet, l’interaction entre phénomènes psychologiques et processus cérébraux est telle que des modifications induites par des interventions psychothérapiques se reflétaient dans des changements du schéma d’activité cérébrale.

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Endorphines et plaisir

Les effets de la sécrétion d’endorphines

Les effets des endorphines

endorphine

Les endorphines ont des effets connus sur l’organisme. Comme les opiacées, elles permettent naturellement de réguler et d’atténuer la douleur notamment dans la pratique intensive d’un sport. Les endorphines jouent également un rôle dans la réduction du stress notamment par le contrôle de la respiration. Les endorphines sont également impliquées dans le contrôle du transit gastro-intestinal. Elles provoquent les sensations de plaisir poussant à l’euphorie ou l’hallucination. Les endorphines sont aussi à la base du sentiment amoureux durable et de la rêverie éveillée. Plus les situations sont stressantes ou physiquement difficiles et plus la production s’intensifie. Certains marathoniens parlent ainsi d’extase et de grande euphorie lorsque les doses massives d’endorphines sont produites par le corps dans l’effort. L’effet lors des pointes de production ressemble très fortement à celui procuré par la prise de drogue. La pratique régulière d’un sport et la production d’endorphines qu’elle implique peut aider les personnes accros au tabac ou à l’alcool à mieux faire face aux manques.
Des effets secondaires rares

En surdose, la production massive d’endorphines par le corps peut entrainer quelques effets secondaires parfois gênants mais toujours ponctuels comme des vertiges, des vomissements, une somnolence… Certains effets beaucoup plus rares ont été rapportés comme l’euphorie et son inverse dépressif, les hallucinations, une confusion mentale, des maux de tête, des démangeaisons…
En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à cinq fois la quantité normale.
Euphorique
Cet état particulier est décrit par les sportifs comme un moment d’euphorie, de spiritualité, de puissance, de grâce, de déplacement sans effort, de vision momentanée de la perfection, de flottement dans l’irréel. Les coureurs de fond parlent d’extase . Cet état persiste après l’arrêt
Anxiolytique
L’effet anxiolytique reconnu de la morphine s’applique également aux endorphines.Les sportifs réguliers sont moins sujets au stress que les non sportifs mais pour diminuer l’anxiété, l’exercice doit etre effectué à 70 % de sa fréquence cardiaque maximale, et ce pendant au moins vingt minutes
Débutant s’abstenir. Cet effet anxiolytique persiste pendant deux à six heures. Les endorphines ne sont cependant pas les seules impliquées. Il existe en effet d’autres neuromédiateurs, notamment la sérotonine, qui exercent également un rôle antidépresseur
Antalgique
Tout comme la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques dans les douleurs rebelles, les endorphines possèdent les mêmes propriétés. Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur. Elles élèvent le seuil de la douleur et cet effet dure quatre heures après leur sécrétion.En inhibant les douleurs d’origine musculaire ou tendineuse pendant l’effort, les sportifs peuvent maintenir leurs performances mais malheureusement certains signes de douleurs coronariennes ou d’infarctus peuvent également être masqués par cette libération d’endorphines, ce qui peut avoir de graves répercussions
Anti-fatigue
Pour permettre à l’organisme de s’adapter à cette situation de stress inhérent à l’activité physique intense, les endorphines modérent les fonctions cardiaque et respiratoire. Autrement dit, elles limitent l’essoufflement à l’effort et l’épuisement

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Le cerveau, centre du plaisir

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi des pensées, des images, des fantasmes qui surgissent à l’intérieur de notre cerveau Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine, dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense.

cerveauChocolat, sport, sexe …un point commun ? OUI !
Tous sont des objets de plaisir, subjectifs certes, mais qui impliquent des bases neuronales communes, et reposent sur les mêmes mécanismes biologiques !
Aussi lorsque la neuro-circuiterie frétille et que le cerveau se retrouve baigné d’endorphines, véritables molécules du plaisir, l’individu nage en plein bonheur !

Quels sont les systèmes de récompense dans le cerveau ?
Nous nous intéresserons à la fois aux aspects neurophysiologiques,  » preuves par l’image  » à l’appui avec la neuro-imagerie, et aux aspects neurochimiques …à savoir aux  » bases moléculaires du plaisir  » mettant à l’honneur les endorphines.
Au delà du bien-être, le plaisir peut aussi mener à la dépendance, et donc à divers degrés de pathologies.
Comment devient-on alors accro au sucre comme au tabac et à l’alcool, ou encore comme à l’amour ou aux profondeurs sous-marines ? Les exemples sont variés, mais les processus  » d’escalade  » assez semblables. De l’amour du risque à la maladie mentale, en passant par la toxicomanie et la boulimie, à la recherche d’émotions fortes nous pouvons gravir des sommets …et descendre dans les abysses !
A l’inverse, le déficit de plaisir -ou anhédonie- peut aussi entraîner une certaine vulnérabilité à la dépression, et dans les
deux cas de figure la question du traitement thérapeutique peut se poser. Mais à partir de quel stade faut-il intervenir pour rendre à l’objet du désir sa place  » légitime  » ?
Fort heureusement, aimer le sport, le chocolat, le sexe n’est pas un mal en soi … mais désirs et hobbies sont aussi là pour apporter un peu de piquant à la vie !

LES CENTRES DU PLAISIR

Les principaux centres du circuit de la récompense ont été localisé le long du MFB (“medial forebrain bundle”). L’aire tegmentale ventrale (ATV) et le noyau accumbens constituent les centres majeurs de ce circuit qui en comporte plusieurs autres comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus. Chacune de ces structures cérébrales participerait à sa façon à divers aspects de la réponse comportementale.

De plus, tous ces centres sont interconnectés et innervent l’hypothalamus (flèches rouges), l’informant de la présence d’une récompense. Le noyau latéral et le noyau ventromédian de l’hypothalamus sont particulièrement impliqués dans ce circuit de la récompense.

dopamine

L’hypothalamus agit alors en retour non seulement sur l’aire tegmentale ventrale, mais aussi sur les fonctions végétatives et endocrines de tout le corps par l’entremise de l’hypophyse.

Les stimulations aversives provoquant la fuite ou la lutte activent quant à elles le circuit de la punition (ou « periventricular system » (PVS) ) qui nous permet de faire face aux situations déplaisantes. Mis en évidence par De Molina et Hunsperger en 1962, ce système implique différentes structures cérébrales dont l’hypothalamus, le thalamus et la substance grise centrale entourant l’aqueduc de Sylvius. Des centres secondaires se trouvent aussi dans l’amygdale et l’hippocampe.

Ce circuit fonctionne dans le cerveau grâce à l’acétylcholine et stimule l’ACTH (« adrenal cortico-trophic hormone »), l’hormone qui stimule la glande surrénale à libérer de l’adrénaline pour prépare les organes à la fuite ou la lutte.

Il est intéressant de noter que la stimulation du circuit de la punition peut inhiber le circuit de la récompense, appuyant ainsi l’observation courante que la peur et la punition peuvent chasser bien des plaisirs.

Le MFB et le PVS sont donc deux systèmes majeurs de motivation pour l’individu. Ils incitent à l’action afin d’assouvir les pulsions instinctives et d’éviter les expériences douloureuses.

Il en va tout autrement d’un troisième circuit, le système inhibiteur de l’action (SIA) (ou « Behavioral Inhibitory System (BIS) » en anglais). La mise en évidence de ce système revient à Henri Laborit au début des années 1970. Il est associé au système septo-hippocampal, à l’amygdale et aux noyaux de la base. Il reçoit des input du cortex préfrontal et envoie ses outputs à travers les fibres noradrénergiques du locus coeruleus et par les fibres sérotoninergiques du raphé médian. Certains reconnaissent d’ailleurs un rôle majeur à la sérotonine dans ce système.

Le SIA est activé lorsque la lutte et la fuite apparaissent impossibles et que le choix d’un comportement ne se résume plus qu’à subir passivement. Les conséquences pathologiques de cette inhibition de l’action ont permis de comprendre à quel point un stress chronique peut devenir destructeur pour l’être humain.

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