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Le cerveau et les hormones: la testostérone

La testostérone est une hormone stéroïde, du groupe des androgènes. Chez les mammifères la testostérone est sécrétée par les testicules des mâles et les ovaires des femelles, bien que de faibles quantités soit aussi sécrétées par les glandes surrénales. C’est la principale hormone sexuelle mâle et le stéroïde anabolisant « original ».
Chez l’homme et la femme, la testostérone joue un rôle clé dans la santé et le bien-être, en particulier dans le fonctionnement sexuel. Entre autres exemples ces effets peuvent être une libido plus importante, une d’énergie accrue, une augmentation de la production de cellules sanguines et une protection contre l’ostéoporose. En moyenne, un homme adulte produit environ 40 à 60 fois plus de testostérone qu’une femme adulte, mais les femmes sont d’un point de vue comportemental (plus que d’un point de vue anatomique ou biologique), plus sensible à l’hormone. Cependant à l’échelle d’une population, les gammes de concentration pour les hommes et les femmes sont très étendues, de telle sorte qu’elles se chevauchent respectivement pour les valeurs basses et hautes.

variations pathologiques

Chez l’homme

•    Diminution :
Insuffisance d’origine testiculaire : orchite, résection testiculaireInsuffisance gonadotrope (hypophysaire)Syndrome de CushingAdministration d’androgènes de synthèse, d’oestrogènes, d’anti-androgènes<Traitement par analogues de LH-RH dans le cancer de la prostate
•    Augmentation : 
Administration de testostérone exogène ou de gonadotrophines
Hyperthyroïdie
Syndrome des testicules féminisants (sujet de sexe masculin présentant une insensibilité aux androgènes)

Chez la femme
•    Augmentation : 
Hirsutisme (hyperandrogénie)

Syndrome des ovaires polykystiques

Tumeur ovarienne ou surrénalienne

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Dopamine, l’hormone par excellence

Neurotransmetteur impliqué dans le désir, le plaisir, le mouvement. Son déficit dans certaines régions du cerveau provoque la maladie de Parkinson.

La dopamine est une petite molécule assurant la communication entre les cellules du cerveau (les neurones ). Elle intervient dans le désir et la sensation de plaisir. Elle est aussi impliquée dans des maladies graves comme la maladie de Parkinson, qui perturbe les mouvements, et la schizophrénie, une maladie mentale.

dopamine

La dopamine, qu’est-ce que c’est ?

C’est un messager chimique du système nerveux lié à plusieurs fonctions comme le contrôle des mouvements, les symptômes associés à la schizophrénie(quand il y en aurait trop) mais aussi aux circuits de la récompense(plaisir).
La dopamine est produite par deux groupes de neurones, l’aire tegmentale ventrale (circuit de récompense) et la substance noire (controle de la motricité)
La « communication » neuronale
Toutes nos sensations, nos mouvements, nos pensées, nos raisonnements et nos émotions sont le résultat de l’échange entre les neurones.
Cet échange est assuré par deux processus distincts et complémentaires :
•    La conduction électrique
•    La transmission chimique.
La conduction électrique permet de faire voyager rapidement l’influx nerveux à l’intérieur d’un même neurone.
La transmission chimique permet de transmettre l’influx nerveux d’un neurone à l’autre et s’effectue au niveau de la synapse et au moyen de neurotransmetteurs.
La synapse est le point de contact chimique entre deux neurones, un des neurones jouant le role d’emetteur  (pré-synaptique) et l’autre neurone de recepteur (post synaptique)
Le neurone « emetteur » synthétise un neurotransmetteur, par exemple la dopamine et le neurone « récepteur » disposera notamment d’un « détecteur chimique » de ce même neurotransmetteur, ce détecteur etant appelé récepteur membranaire.
Chaque fois que la dopamine est relâchée dans une terminaison nerveuse, elle est ensuite soit recaptée(par le neurone emetteur ou presynaptique), soit dégradée et ce afin notamment d’éviter que la stimulation du neurone recepteur (postsynaptique) se prolonge indéfiniment
(En gros, c’est un peu comme si le neurone émetteur lancait une bouteille à la mer avec sa cane à peche en ayant mis à l’intérieur un message chimique. De l’autre coté sur l’autre rive, l’autre neurone, qui lui, dispose d’un détecteur chimique, se met à lire le message chimique puis la bouteille est « récupérée » par le neurone émetteur pour qu’il s’en reserve plus tard)
Action des antipsychotiques (neuroleptiques) appelés aussi tranquillisants majeurs.
Les neuroleptiques agissent principalement en bloquant partiellement la réception de la dopamine.
Les molécules se placent sur une partie des récepteurs, les empêchant de recevoir les molécules de dopamine.
Jusqu’à 70% de ces récepteurs peuvent être bloqués à forte dose.
Ils ont aussi une action sur d’autres neurotransmetteurs.
L’intensité des impulsions nerveuses, des sentiments et émotions est diminuée
(Pour faire simple, les neuroleptiques « ralentissent » le fonctionnement du cerveau)
Les antipsychotiques ont-ils tous les mêmes effets  ?
Non
Il existe cinq types de récepteurs de la dopamine dans le cerveau humain, identifiés D1 à D5 et les neuroleptiques vont « jouer » plus ou moins sur ces récepteurs mais aussi sur d’autres neurotransmetteurs.
Selon les molécules mais aussi les dosages, ils ont des effets sédatifs, deshinibiteurs ou anti-hallucinatoires
Ils n’ont qu’un effet suspensif sur les symptômes (psychotiques)
Action des dopaminergiques (agonistes dopaminergiques)
Les médicament dopaminergiques ont un fonctionnement analogue à celui de la dopamine en accroissant l’effet de la dopamine sur les neurones.
Des subtances dont certaines drogues (amphétamines, cocaine, etc) ont aussi pour effet d’augmenter le taux de dopamine.

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Cerveau gauche et cerveau droit

Les hormones

Lorsqu’on pose un ballon par terre, les garçons shootent ; les filles le ramassent et le serrent contre leur cœur. Cela semble indépendant de l’éducation et de la culture, et donc directement lié à nos hormones.

hormones

La testostérone (hormone du désir, de la sexualité et de l’agressivité, autrement dit hormone de la « conquête » — militaire ou sexuelle) développe.

La force musculaire (40 % de muscles chez l’homme, contre 23 % chez la femme)

• La vitesse de réaction et même l’impatience (92 % des conducteurs qui klaxonnent à un feu rouge sont des hommes !) ;

• L’agressivité, la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce)

• L’endurance et la ténacité ;

• La cicatrisation des blessures ; la barbe et la calvitie ;
• Le côté droit du corps (membres, doigts, stries digitales — au 4e mois du fœtus)

• La vision de loin (« téléobjectif », pour repérer les animaux) ;

• Le lancer de précision ;

• L’orientation dans l’espace (pour ramener le produit de la chasse jusqu’à la grotte)

• Le goût pour l’aventure, les expériences nouvelles et le risque (les génies, tout comme les fous, sont le plus souvent des mâles) ;

• L’attrait pour une femelle jeune à protéger (et surtout, susceptible d’engendrer).

Les œstrogènes développent :

• Les mouvements de précision : la femme peut plier facilement chaque doigt séparément (Kimura, 1999) ; elle est très supérieure à divers tests de dextérité ;

• Le côté gauche du corps… et les stries digitales du pouce gauche (Kimura, 1999)

• La graisse (protection et réserve pour le bébé) : 25 % de graisse chez la femme, contre 15 % chez l’homme ;

• La mémoire verbale (les noms) et la mémoire de localisation des objets ainsi que la vision de près (« grand angle » pour repérer sa progéniture et toute intrusion étrangère)

• L’ouïe : l’éventail des sons perçus est beaucoup plus large et les femmes chantent juste, six fois plus souvent que les hommes (Durdeen, 1983) ; leur reconnaissance des sons est bien meilleure (entendre et reconnaître son bébé) ;

• Elle reconnaît et nomme les couleurs avec plus de précision (c’est le chromosome X qui est porteur des cônes, nécessaires à la vision des couleurs) ;

• Son odorat est développé jusqu’à 100 fois plus, à certaines périodes du cycle ;

• L’attrait pour un mâle dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu (donc moins jeune, mais susceptible de la protéger).

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Cerveau gauche et cerveau droit

Pourquoi ces différences ?

Les chercheurs expliquent ces nombreuses différences biologiques fondamentales entre hommes et femmes par la sélection naturelle tout au long de plus d’un million d’années de l’évolution de l’espèce humaine.

cerveau

Cette évolution adaptative aurait modelé nos cerveaux et nos organes des sens, à travers l’action conjuguée des hormones et des neurotransmetteurs :

• L’homme s’est adapté à la chasse sur de grands espaces (ainsi qu’à la guerre entre clans et tribus) impliquant une poursuite muette du gibier pendant plusieurs jours, puis le retour vers la grotte (sens de l’orientation).

Peu d’échanges verbaux : on a calculé, qu’au cours de toute sa vie, un homme préhistorique n’avait rencontré que 150 personnes environ.

• Le cerveau de la femme, pendant ce temps, s’est adapté à l’élevage de sa progéniture et au partage verbal, dans le cadre restreint de la grotte ;
Ainsi, sur le plan biologique, les hommes sont programmés pour la compétition, les femmes pour la coopération.

On voit que l’accompagnement psychothérapeutique de personnes en difficulté est une tâche biologiquement féminine!

Ces orientations seraient donc liées à la biologie (hormones et neurotransmetteurs). Elles se constituent dès les premières semaines de la vie intra-utérine et sont relativement peu conditionnées par l’éducation ou la culture.

Hérédité et acquis

En chiffres arrondis, les chercheurs considèrent aujourd’hui que notre caractère est :

 pour 1/3 héréditaire : chromosomes du noyau de la cellule + hérédité mitochondriale provenant de la mère ;

 pour 1/3 congénital, acquis notamment pendant les toutes premières semaines de la vie intra-utérine ; l’embryon est féminin pendant les premiers jours, et la masculinité est une lente conquête, hormonale et éducative. Ainsi, la fille n’est pas un garçon qui a perdu son pénis (comme le supposait Freud), mais le garçon est une fille qui a gagné un pénis. (L’envie de pénis est une hypothèse non vérifiée par l’expérience : ainsi, chez les transsexuels, on trouve cinq fois plus d’hommes désirant devenir une femme, que de femmes voulant devenir un homme…).

Pendant la guerre, il naît deux fois plus d’homosexuels mâles (stress de la mère perturbant son équilibre hormonal intra-utérin).

Les parts héréditaire et congénitale semblent importantes : ainsi, chez les vrais jumeaux garçons, si l’un est homosexuel, l’autre l’est aussi dans 50 à 65 % des cas ;
chez les faux jumeaux, on ne le constate que dans 25 à 30 % des cas, soit deux fois moins souvent — mais cependant 5 fois plus que dans la population générale.

Ainsi, on pourrait prédire l’homosexualité dès l’âge de 1 à 2 ans dans de nombreux cas,  pour 1/3 acquis : bain culturel, éducation, exercice ou entraînement, circonstances fortuites… ou psychothérapie!

D’une manière plus générale, la corrélation globale des traits de caractère serait :
 d’environ : 50 % pour les vrais jumeaux (hérédité);(16) 
• 25 % chez les faux jumeaux (bain hormonal in utero) ; 
• 10 % chez des frères et sœurs (éducation) ;
 et proche de 0 % chez des personnes étrangères.

Pour de nombreuses aptitudes ou prédispositions — telles que l’intelligence, le don pour la musique, le sport, et même l’optimisme  — on retrouverait ces trois tiers (héréditaire, acquis in utero, acquis pendant la vie), dans des proportions d’ailleurs légèrement variables.

Selon que l’on ait hérité de gênes pessimistes ou optimistes, on pourrait formuler les résultats de ces recherches de diverses manières :  « notre caractère est prédéterminé dès la naissance aux 2/3 environ » 
 ou bien : « notre caractère se construit aux 2/3 pendant la vie, à partir de la conception »…

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Intuition et cerveau féminin

Gérer différentes activités en simultané signifie faire appel à différentes zones cérébrales à la fois, donc que les hémisphères droit et gauche du cerveau échangent beaucoup. Or, les deux hémisphères sont reliés par des commissures, des réseaux de fibres nerveuses. Le corps calleux, qui fait le pont entre les deux zones est la plus importante de ces commissures. On comprend pourquoi alors les neurobiologistes ont cherché du côté de ce corps calleux pour expliquer pourquoi les femmes sont capables de faire tant de choses à la fois.

cortex
Au cours de diverses autopsies, les scientifiques ont cru voir une différence sexuelle significative dans l’épaisseur du corps calleux : il serait plus épais chez les femmes que chez les hommes. Ces résultats ont donc encouragé une grande étude morphométrique publiée en 1982. Les résultats confirment les observations antérieures et les chercheurs clament à l’époque que l’épaisseur du corps calleux induit des comportements différents chez l’homme et la femme. Quand il est épais, il permet une meilleure communication intracérébrale, quand il est plus mince, il force l’utilisation d’un seul hémisphère cérébral à la fois.
Et voilà l’explication donnée. Vraiment ? Non. Expliquer ces différences psychologiques avec un outil si variable, paraît douteux.

L’intuition, un mythe ?
Le sujet est devenu presque amusant à force. A la base, on confère aux femmes une sorte de don appelé l’intuition. Grâce à ce don, la femme est apparemment capable, mieux que n’importe quel homme, d’interpréter les non-dits, lire les expressions refoulées à partir d’un simple regard, détecter un problème au moindre sursaut de voix… Mais l’intuition féminine est un mythe. Aucun élément dans le cerveau féminin ne permet d’encourager un tel mensonge.
Pourtant on évoque des causes diverses
» Un gène ? Tout comme certains semble avoir découvert le gène de l’infidélité conjugale, d’autres auraient trouvé le gène de l’intuition. Faux, même si l’information est diffusée par les revues scientifiques les plus prestigieuses. 
» Une hormone alors ! Non plus. Pourtant les hormones sexuelles ont bon dos. Mais aucune activité hormonale caractéristique n’a jamais été enregistrée ni constatée. Quel autre argument ?
» Des capteurs sensoriels à la bonne place. Plus de capteurs et placés différemment. Voilà ce qui pourrait expliquer cette intuition. Vraiment ? Non, cela est impossible.
» L’activité cérébrale. Si ce ne sont ni les gènes ni les hormones les responsables, il faut chercher ailleurs ! Et c’est ce qu’ont fait certains scientifiques.
L’intuition féminine peut davantage être expliquée socialement, par l’apprentissage. Dans nos sociétés, ce sont les petites filles qui jouent à la poupée, les adolescentes qui gardent des enfants. Bref, les femmes sont assez rapidement mises en contact avec l’autre et elles apprennent à le comprendre et anticiper ses réactions précocement. Tout comme l’instinct maternel, l’intuition est une sorte de prix gagné en grandissant. Ce qui est de moins en moins vrai dans nos sociétés où les deux sexes tendent à remplir les mêmes tâches.

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Neurotransmetteurs

Neurotransmetteur

cerveau

Les neurotransmetteurs ou neuromédiateurs sont des molécules biochimiques libérées par les neurones (et parfois par les cellules gliales) agissant sur d’autres neurones ou plus rarement sur d’autres types de cellules (comme les cellules musculaires et les cellules gliales comme les astrocytes).

En règle générale, un neuromédiateur désigne une molécule qui possède les propriétés suivantes :

* être présente et stockée dans des vésicules au niveau des terminaisons présynaptiques

* être synthétisée dans l’élément présynaptique (nécessité de précurseurs et d’enzymes)

* être libérée dans la fente synaptique en réponse à une stimulation de l’élément présynaptique, de façon dépendante ou non des ions calcium,

* avoir des récepteurs spécifiques postsynaptiques ionotropes ou métabiotropes modifiant la polarité transmembranaires, ou provoquant un shunting,

* avoir un moyen de dégradation (comme l’acétyl-cholinestérase au niveau de la jonction neuro-musculaire) ou de recapture pour être inactivée au niveau présynaptique ou glial (astrocytes, par exemple).

Il y a dans notre organisme plus de 110 « neurotransmetteurs » formellement identifiés

Les neurotransmetteurs sont divisés en plusieurs catégories :

* les monoamines : sont synthétisées à partir d’un acide aminé :

o les catécholamines sont dérivées de la tyrosine : dopamine, noradrénaline, adrénaline (épinephrine et norépinephrine sont des francisations des termes anglais).

o la sérotonine (5-HT) qui dérive du tryptophane

o le GABA dérivé de l’acide glutamique

o l’histamine dérivée de l’histidine

* les endorphines, molécules similaires aux opiacés

* les acides aminés : acide glutamique, acide aspartique, glycine

* substances chimiques diverses : acétylcholine, ATP

Neuromédiateur

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Un neuromédiateur est libéré dans l’environnement neuronal et crée une « ambiance » chimique influant sur le fonctionnement du neurone.

Le monoxyde d’azote est un neuromédiateur unique en son genre puisqu’il s’agit d’un gaz soluble, toxique lorsqu’il est inhalé en excès. Il a la particularité de pouvoir parcourir le neurone à la fois de façon antérograde mais aussi rétrograde (de post-synaptique à pré-synaptique).

Les neuropeptides ne sont pas des neurotransmetteurs. Par définition, un neurotransmetteur est une substance synthétisée et libérée dans la fente synaptique. Les neuropeptides, comme leur nom l’indique, sont synthétisés, comme les protéines dans le soma et ensuite transmises par les flux neuronaux à travers le neurone. Une forte libération d’une neuropeptide provoquera une déplétion. Le soma ne resynthétisera que lorsqu’il sera informé de cette dépletion. Il se passera beaucoup de temps ainsi entre une déplétion et le remplissage des stocks. VIP, substance P, neuropeptide Y, somastatine, vasopressine, angiotensine II, ocytocine, gastrine, cholécystokinine, thyrotropine, insuline, glucagon, calcitonine, neurotensine et bradykinine sont des neuropeptides.

Hormones

Beaucoup de substances utilisées comme les hormones (insuline, glucagon, …) dans l’organisme deviennent des neurotransmetteurs dans le système nerveux central. Inversement, les neurohormones sont sécrétées comme les neurotransmetteurs et agissent comme une hormone.

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Le cerveau a t’il un sexe? (1)

Parler, compter, se repérer dans l’espace… Autant d’aptitudes qu’on juge souvent séparer hommes et femmes. Ces différences ont-elles une réalité scientifique ? S’observent-elles dans le cerveau ?

cerveau

La sexualisation du cerveau s’opère au cours de la vie fœtale. C’est le sexe qui détermine alors la formation de certains circuits neuronaux qui jouent un rôle majeur, bien plus tard, dans la physiologie des fonctions reproductives.

Les hommes ont un cerveau plus gros que les femmes. En sont-ils plus intelligents pour autant ? Longtemps, les scientifiques ont pensé que la taille du cerveau était directement liée aux capacités intellectuelles. Totalement faux.

Nos hormones et nos comportements sexuels sont, entre autres, contrôlés par le cerveau. Résultat ou cause de la reproduction sexuée, peu importe. Ici, l’intérêt réside dans le fait que très tôt, au stade embryonnaire, notre cerveau reçoit différentes hormones sexuelles. En cela seulement il est un organe sexué.

Un sexe génétique et hormonal
Aux premiers stades du développement, le sexe de l’embryon est marqué, du moins génétiquement. Rappelez-vous la fameuse différence : les femmes ont deux chromosomes X alors que les hommes ont un chromosome X et un chromosome Y. Cette différence génétique est à l’origine de la formation des organes sexuels qui très tôt sont fonctionnels. Ainsi, ils produisent rapidement des hormones femelles ou mâles. Sécrétées dans le sang, elles arrivent au cerveau du fœtus et donc agissent sur sa formation. Ainsi, les hormones sexuelles participent à la construction du cerveau, en influant sur l’établissement de divers circuits de neurones. En cela, et en cela seulement, nous pouvons parler de la sexualisation du cerveau.

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Cerveau sexualite plaisir

Bien difficile d’admettre que le cerveau soit l’organe essentiel au plaisir et à la sexualité, et pourtant…

Notre comportement sexuel, en dehors de la procréation c’est-à-dire le fait d’engendrer, de « fabriquer » un être humain, n’est pas un phénomène essentiel à la survie de l’humanité. Néanmoins, et c’est indéniable, l’activité sexuelle possède une importance psychologique très importante.

C’est avant tout Sigmund Freud qui le premier a commencé à parler de l’importance (psychodynamique) de la relation entre le comportement humain et la sexualité. Il est donc intéressant, voire important, de tenter de comprendre les mécanismes qui permettent de réguler le comportement sexuel chez l’homme. D’emblée, sans dévoiler dans sa totalité les mécanismes, la réponse à cette question réside dans l’action des hormones et dans celui du cerveau.

cerveau

De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout.

Le cerveau gère donc tout, du désir jusqu’au ressenti des stimulations, déterminant la réponse ou l’absence de réponse sexuelle. De plus en plus d’études en neuroimagerie renforcent cette théorie. L’une des premières a été publiée en 1992 dans la revue Archives of Sexual Behaviour par Beverly Whipple, célèbre sexologue de l’université du New Jersey (Etats-Unis).

Un mot, un regard, une voix, un parfum et le cerveau s’enflamme. Le désir sexuel peut être déclenché par des facteurs extérieurs qui affolent les cinq sens, mais aussi par des facteurs internes comme une émotion, la réminiscence de souvenirs agréables… Quels qu’ils soient, ces stimuli déclenchent sous le crâne une véritable tempête de neurotransmetteurs et d’hormones qui modifie le cerveau.

Le cerveau active deux voies simultanément : l’une instinctive, l’autre cognitive. Pour la première, «le réseau limbique (incluant notamment l’amygdale et hippocampe) est recruté, comme lors de nombreux comportements instinctuels (faim, soif…)». Deux structures profondes, la substance noire et l’aire tegmentale ventrale (ATV) sécrètent de la dopamine, un neuromédiateur qui va inonder le cerveau et créer une sensation plaisante. Ce réseau dopaminergique, pilier du désir.

L’importance de la dopamine dans la sexualité a été confirmée, chez l’homme comme chez la femme. En examinant l’ADN on constate  qu’il existe une corrélation entre les variations du gène du récepteur de la dopamine appelé D4 et le désir sexuel. Plus les récepteurs D4 sont nombreux, plus le niveau de désir et l’excitation sexuelle sont élevés. Le désir sexuel aurait donc aussi une composante génétique.

L’autre substance qui rythme le désir sexuel féminin est, paradoxalement, une hormone masculine, la testostérone. On observe qu’une chute de testostérone – pour une raison ou une autre (ovarectomie, chimiothérapie) – entraîne immanquablement une chute du désir sexuel. Ce sont notamment les ovaires, aux ordres de l’hypothalamus, qui produisent cette hormone à un dosage supérieur aux oestrogènes qui, avec la progestérone, sont les hormones typiquement féminines.

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Fonctions et anatomie du cerveau

Les fonctions du cerveau

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Le cerveau des vertébrés reçoit des signaux par les nerfs afférents (c’est-à-dire que leurs informations « remontent » vers le cerveau. C’est le cas des nerfs sensitifs, qui acheminent les sensations, par exemple la douleur : de la peau au cerveau) de la part de chaque portion du corps; il reçoit ce signal, l’interprète, et en tire une réponse fondée sur l’intégration des signaux électriques reçus, puis la transmet.
Ce jeu de réception et d’émission de signaux (après leur intégration) représente la fonction majeure du cerveau, qui explique à la fois les sensations, le mouvement, la mémoire et aussi la conscience.
Les activités cognitives supérieures (l’intelligence, la réflexion) se déroulent dans les parties les plus antérieures du cerveau : les lobes frontaux (droit et gauche), particulièrement par leurs interactions avec le système limbique (thalamus, hippocampe cerveau), qui appartiennent aux noyaux gris centraux.

Anatomie du cerveau
Le cerveau a aussi un rôle de production hormonale, à partir de l’hypophyse, de l’hypothalamus, de l’épiphyse en particulier (trois petites régions situées à la base du cerveau impliquée dans la gestion des autres hormones)
Ainsi, par le rôle central qu’il exerce dans la captation des stimuli externes, le cerveau occupe le rôle central de création des réactions à l’environnement. La faim, la peur, le danger, la douleur, le besoin d’uriner, etc. sont des stimulations dont le but terminal se situe dans des zones spécialisées du cerveau, qui y analyse l’information, avant de donner la réponse appropriée.
En revanche, le cerveau n’est pas responsable de mouvements réflexes comme par exemple le fait d’enlever notre main immédiatement lorsqu’elle entre en contact avec une surface brûlante. C’est de la moelle épinière, non du cerveau, que proviennent ces mouvements réflexes.

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