Messages étiquettés endorphines

Les phéromones humaines

C’est bien connu, lorsque l’on est amoureux, on a souvent « la tête » ailleurs ! Or c’est aujourd’hui prouvé : la simple vision d’une femme attirante empêche les hommes de réfléchir normalement. Et ces demoiselles seraient de véritables droguées de l’amour ! Le cœur a ses raisons, que la raison n’entend pas…
Quand deux personnes ressentent une attirance l’une envers l’autre, et qu’elles sont disposées à entrer en relation, une réaction chimique entre en scène ! L’odorat perçoit les phéromones de l’autre, la phényléthylamine se répand à votre cerveau et la dopamine agit. C’est alors que l’on peut dire qu’on « tombe en amour » jusqu’à ce que de l’ocytocine et de l’endorphine prennent place et transforment ce coup de foudre en attachement et affection. Les phéromones sont des glandes situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans les aines. Elles ne sont pas senties par l’odorat, mais par un autre sens, l’organe voméronasal, cet organe connu depuis longtemps chez l’animal, mais méconnu chez l’humain. Des études avancent que la sueur de l’homme et les sécrétions vaginales de la femme sont les principales sources de phéromones sexuelles, perçues positivement s’il y a attirance, et négativement si absence de compatibilité amoureuse. Pour ce qui est de la phényléthylamine, c’est le même effet produit par une surdose de chocolat ! Elle peut amener à l’hyperactivité, semblable aux effets de certaines drogues. Tomber en amour, c’est vraiment physique !

Pour que la machine amoureuse se mette en route, elle a besoin de trois types d’hormones :
Les phéromones Ce sont des odeurs –que l’on sent plus ou moins, selon ta proximité avec l’être visé- qui sont produites par les glandes situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans l’aine. Elles forment une sorte de carte d’identité olfactive personnelle et unique qui attire certaines personnes et en éloigne d’autres. Ça agit à distance !

La phényléthylamine C’est une amphétamine naturelle produite par le cerveau qui déclenche des sensations de joie, d’excitation et d’euphorie. (On a la trouve aussi en faible quantité dans le chocolat, d’où sa réputation d’antidépresseur.)

Les endorphines, le cerveau ne peut en avoir de trop. Après la phase coup de foudre, il passe à un truc plus soft : les endorphines. C’est une sorte d’opiacé qui met un coup de frein à la passion et plonge le cerveau dans l’état d’ivresse raisonnable de l’attachement.
Par ailleurs, 2 neurologues de Londres ont pu découvrir les effets de l’amour sur le cerveau à l’aide d’un scanner à résonance magnétique.
Menée à l’aide d’un scanner IRM (imagerie par résonance magnétique) par une équipe dirigée par l’anthropologue Helen Fisher, l’étude révèle que la passion serait active dans une zone cérébrale située à l’opposé de celle sensible à la beauté physique.

De plus, selon des chercheurs new-yorkais, les femmes seraient de véritables droguées de l’amour ! En effet, ils ont étudié le fonctionnement du cerveau amoureux. Pour cela, les scientifiques ont recruté des étudiants qui débutaient une histoire d’amour. Ils les ont alors placés dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique, tout en leur montrant des photos de l’être aimé ou de proches « neutres ». Ils ont alors observé quelles zones du cerveau était activées par l’image du partenaire. Et là, surprise : l’amour « allume » des parties du centre des émotions, impliquées dans les systèmes de plaisir et de récompense. En clair, ce sont les mêmes zones qui sont activées par la prise de drogue. Or les scientifiques ont observé que ce phénomène était particulièrement fort chez les femmes.

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Neurotransmetteurs

Neurotransmetteur

cerveau

Les neurotransmetteurs ou neuromédiateurs sont des molécules biochimiques libérées par les neurones (et parfois par les cellules gliales) agissant sur d’autres neurones ou plus rarement sur d’autres types de cellules (comme les cellules musculaires et les cellules gliales comme les astrocytes).

En règle générale, un neuromédiateur désigne une molécule qui possède les propriétés suivantes :

* être présente et stockée dans des vésicules au niveau des terminaisons présynaptiques

* être synthétisée dans l’élément présynaptique (nécessité de précurseurs et d’enzymes)

* être libérée dans la fente synaptique en réponse à une stimulation de l’élément présynaptique, de façon dépendante ou non des ions calcium,

* avoir des récepteurs spécifiques postsynaptiques ionotropes ou métabiotropes modifiant la polarité transmembranaires, ou provoquant un shunting,

* avoir un moyen de dégradation (comme l’acétyl-cholinestérase au niveau de la jonction neuro-musculaire) ou de recapture pour être inactivée au niveau présynaptique ou glial (astrocytes, par exemple).

Il y a dans notre organisme plus de 110 « neurotransmetteurs » formellement identifiés

Les neurotransmetteurs sont divisés en plusieurs catégories :

* les monoamines : sont synthétisées à partir d’un acide aminé :

o les catécholamines sont dérivées de la tyrosine : dopamine, noradrénaline, adrénaline (épinephrine et norépinephrine sont des francisations des termes anglais).

o la sérotonine (5-HT) qui dérive du tryptophane

o le GABA dérivé de l’acide glutamique

o l’histamine dérivée de l’histidine

* les endorphines, molécules similaires aux opiacés

* les acides aminés : acide glutamique, acide aspartique, glycine

* substances chimiques diverses : acétylcholine, ATP

Neuromédiateur

irm

Un neuromédiateur est libéré dans l’environnement neuronal et crée une « ambiance » chimique influant sur le fonctionnement du neurone.

Le monoxyde d’azote est un neuromédiateur unique en son genre puisqu’il s’agit d’un gaz soluble, toxique lorsqu’il est inhalé en excès. Il a la particularité de pouvoir parcourir le neurone à la fois de façon antérograde mais aussi rétrograde (de post-synaptique à pré-synaptique).

Les neuropeptides ne sont pas des neurotransmetteurs. Par définition, un neurotransmetteur est une substance synthétisée et libérée dans la fente synaptique. Les neuropeptides, comme leur nom l’indique, sont synthétisés, comme les protéines dans le soma et ensuite transmises par les flux neuronaux à travers le neurone. Une forte libération d’une neuropeptide provoquera une déplétion. Le soma ne resynthétisera que lorsqu’il sera informé de cette dépletion. Il se passera beaucoup de temps ainsi entre une déplétion et le remplissage des stocks. VIP, substance P, neuropeptide Y, somastatine, vasopressine, angiotensine II, ocytocine, gastrine, cholécystokinine, thyrotropine, insuline, glucagon, calcitonine, neurotensine et bradykinine sont des neuropeptides.

Hormones

Beaucoup de substances utilisées comme les hormones (insuline, glucagon, …) dans l’organisme deviennent des neurotransmetteurs dans le système nerveux central. Inversement, les neurohormones sont sécrétées comme les neurotransmetteurs et agissent comme une hormone.

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Cerveau sport et endorphines

Est-ce que les endorphines permettent d’expliquer le bien-être éprouvé en méditation ? Si par une pratique précise on peut fabriquer sa propre morphine à l’intérieur du corps, n’est-ce pas un gage d’autonomie par rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l’alcool jusqu’à cette dépendance fondamentale qui consiste à rechercher le bonheur à l’extérieur alors qu’il est déjà là, présent en nous ?

endorphines

Les endorphines sont libérées par le cerveau, et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress, qu’il soit psychologique ou physique, mais de façon plus significative pendant et après l’exercice physique
Endorphine, l’hormone du bonheur
Cette morphine endogène (produite par l’organisme) possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées
Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang

Les limites du sport face à la dépression
Attention à ne pas attribuer des vertus illusoires ou illimitées à la pratique sportive
Le sport réduit les manifestations extérieures de la dépression légère ou modérée, notamment par la libération d’endorphines, mais il ne permet en aucun cas de faire l’économie d’une psychothérapie
Le sport et les médicaments ne sont qu’une béquille temporaire face à des conflits psychiques ou des manifestations d’angoisse dont les causes profondes ne peuvent éventuellement être identifiées que par une approche psycho-thérapeutique .
L’entretien psycho-thérapeutique avec un psychologue clinicien diplomé est une situation unique que nulle autre situation ( ou nul autre intervenant plus ou moins bien intentionné ) ne peut remplacer .
A quel moment les endorphines sont-elles sécrétées ?
La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’ arrêt de l’effort
Le taux d’endorphines est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique
Les sports d’endurance sont les plus endorphinogènes : le jogging, le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course) ; mais aussi l’aérobic, le step ; les activités à efforts fractionnés (interval training) l’athlé, le football, le rugby, le basket ou le handball
Il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines : il faut maintenir l’effort pendant une demi heure gardant un rythme dit confortable en endurance, c’est à dire supérieur à 60 % de ses capacités respiratoires. On doit être capable de tenir une conversation. L’usage d’un cardiofréquencemètre permet de rester parfaitement dans cette zone d’effort

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Le cerveau, centre du plaisir

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi des pensées, des images, des fantasmes qui surgissent à l’intérieur de notre cerveau Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine, dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense.

cerveauChocolat, sport, sexe …un point commun ? OUI !
Tous sont des objets de plaisir, subjectifs certes, mais qui impliquent des bases neuronales communes, et reposent sur les mêmes mécanismes biologiques !
Aussi lorsque la neuro-circuiterie frétille et que le cerveau se retrouve baigné d’endorphines, véritables molécules du plaisir, l’individu nage en plein bonheur !

Quels sont les systèmes de récompense dans le cerveau ?
Nous nous intéresserons à la fois aux aspects neurophysiologiques,  » preuves par l’image  » à l’appui avec la neuro-imagerie, et aux aspects neurochimiques …à savoir aux  » bases moléculaires du plaisir  » mettant à l’honneur les endorphines.
Au delà du bien-être, le plaisir peut aussi mener à la dépendance, et donc à divers degrés de pathologies.
Comment devient-on alors accro au sucre comme au tabac et à l’alcool, ou encore comme à l’amour ou aux profondeurs sous-marines ? Les exemples sont variés, mais les processus  » d’escalade  » assez semblables. De l’amour du risque à la maladie mentale, en passant par la toxicomanie et la boulimie, à la recherche d’émotions fortes nous pouvons gravir des sommets …et descendre dans les abysses !
A l’inverse, le déficit de plaisir -ou anhédonie- peut aussi entraîner une certaine vulnérabilité à la dépression, et dans les
deux cas de figure la question du traitement thérapeutique peut se poser. Mais à partir de quel stade faut-il intervenir pour rendre à l’objet du désir sa place  » légitime  » ?
Fort heureusement, aimer le sport, le chocolat, le sexe n’est pas un mal en soi … mais désirs et hobbies sont aussi là pour apporter un peu de piquant à la vie !

LES CENTRES DU PLAISIR

Les principaux centres du circuit de la récompense ont été localisé le long du MFB (“medial forebrain bundle”). L’aire tegmentale ventrale (ATV) et le noyau accumbens constituent les centres majeurs de ce circuit qui en comporte plusieurs autres comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus. Chacune de ces structures cérébrales participerait à sa façon à divers aspects de la réponse comportementale.

De plus, tous ces centres sont interconnectés et innervent l’hypothalamus (flèches rouges), l’informant de la présence d’une récompense. Le noyau latéral et le noyau ventromédian de l’hypothalamus sont particulièrement impliqués dans ce circuit de la récompense.

dopamine

L’hypothalamus agit alors en retour non seulement sur l’aire tegmentale ventrale, mais aussi sur les fonctions végétatives et endocrines de tout le corps par l’entremise de l’hypophyse.

Les stimulations aversives provoquant la fuite ou la lutte activent quant à elles le circuit de la punition (ou « periventricular system » (PVS) ) qui nous permet de faire face aux situations déplaisantes. Mis en évidence par De Molina et Hunsperger en 1962, ce système implique différentes structures cérébrales dont l’hypothalamus, le thalamus et la substance grise centrale entourant l’aqueduc de Sylvius. Des centres secondaires se trouvent aussi dans l’amygdale et l’hippocampe.

Ce circuit fonctionne dans le cerveau grâce à l’acétylcholine et stimule l’ACTH (« adrenal cortico-trophic hormone »), l’hormone qui stimule la glande surrénale à libérer de l’adrénaline pour prépare les organes à la fuite ou la lutte.

Il est intéressant de noter que la stimulation du circuit de la punition peut inhiber le circuit de la récompense, appuyant ainsi l’observation courante que la peur et la punition peuvent chasser bien des plaisirs.

Le MFB et le PVS sont donc deux systèmes majeurs de motivation pour l’individu. Ils incitent à l’action afin d’assouvir les pulsions instinctives et d’éviter les expériences douloureuses.

Il en va tout autrement d’un troisième circuit, le système inhibiteur de l’action (SIA) (ou « Behavioral Inhibitory System (BIS) » en anglais). La mise en évidence de ce système revient à Henri Laborit au début des années 1970. Il est associé au système septo-hippocampal, à l’amygdale et aux noyaux de la base. Il reçoit des input du cortex préfrontal et envoie ses outputs à travers les fibres noradrénergiques du locus coeruleus et par les fibres sérotoninergiques du raphé médian. Certains reconnaissent d’ailleurs un rôle majeur à la sérotonine dans ce système.

Le SIA est activé lorsque la lutte et la fuite apparaissent impossibles et que le choix d’un comportement ne se résume plus qu’à subir passivement. Les conséquences pathologiques de cette inhibition de l’action ont permis de comprendre à quel point un stress chronique peut devenir destructeur pour l’être humain.

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