Le cerveau humain est constitué de trois cerveaux, qui sont reliés entre eux, il comporte:

• Le cerveau reptilien dont les structures philogénétiquement (au cours de l’évolution des espèces) sont les plus anciennes. Il s’agit essentiellement de la majeure partie du tronc cérébral et plus particulièrement la réticulée (ayant un rôle dans la vigilance) ainsi que les noyaux gris centraux (rôle dans la motricité). Les noyaux gris sont appelés ganglions de la base par les anglo-saxons. La particularité du cerveau reptilien est sa richesse en récepteurs opiacés et opioïdes que certains ont appelé morphine endogène (endogenous morphines). Il s’agit plus précisément de peptides (brin de protéines) morphino-mimétiques, peptides opiacés ou opioïdes. Ces protéines sont constituées d’acides aminés élaborées par le cerveau et ont la capacité de se fixer sur les récepteurs cellulaires morphiniques de certaines structures cérébrales. Ceci aboutit à une action sédative de la douleur qu’il est possible de comparer à celle de la morphine. Ces substances sont les enképhalines et les endorphines. Le deuxième type de substance rencontrée à l’intérieur du cerveau reptilien est la dopamine ayant pour rôle essentiel de protéger l’espèce (se nourrir, se défendre) et de contrôler les comportements nécessaires aux besoins de base.
• Le cerveau paléomammalien ou deuxième cerveau, appelé cerveau mammifère, entoure le précédent à la manière d’un anneau où si on préfère d’un limbe d’où son nom de système limbique. Il est situé à la face interne des hémisphères cérébraux. Le système limbique intervient essentiellement dans la régulation des comportements et l’instinct. Il joue également un rôle en ce qui concerne les émotions et la mémoire.
• Le cerveau néomammalien est situé au-dessus du cerveau reptilien et limbique et se déploie à travers les hémisphères cérébraux qui est recouvert d’un manteau : le cortex cérébral. Le rôle de cette partie du cerveau est de gérer les informations qui proviennent de l’environnement. Le cerveau néomammalien adapte également les actions et permet de déployer les fonctions cognitives (langage, anticipation, planification, humanisation etc.).