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L’imagerie et la chirurgie au secours de l’épilepsie

L’IRM : un pas décisif

La chirurgie s’applique surtout aux épilepsies dites du lobe temporal associées à une anomalie IRM où un excellent résultat peut être attendu dans 80 à 90 % des cas. « Avec le scanner, les radiographies et l’électroencéphalogramme (EEG), des lésions pouvaient passer inaperçues. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la détection de telles anomalies est devenue plus aisée. On peut globalement dire qu’avant l’IRM, les lésions étaient localisées dans 20 % des cas ; avec l’IRM, ce chiffre est passé à 80 % » . La retranscription des informations obtenues par IRM permettent une visualisation en trois dimensions de la zone opérable.
La tomographie d’émission de photons simples : le dernier progrès
La tomographie d’émission monophotonique permet aujourd’hui une localisation encore plus précise de l’origine dans le cerveau des crises d’épilepsie. Elle se base sur l’injection d’un traceur au début de la crise et le suivi de l’évolution des concentrations dans le cerveau grâce à une gamma-caméra.
Ces marqueurs radioactifs se fixent dans le cerveau en fonction de son état fonctionnel au moment où l’on fait l’injection, et l’image obtenue est donc une « photographie » du fonctionnement cérébral à un moment donné. Cette scintigraphie cérébrale est plus connue sous le nom de tomographie d’émissions de photons simples (TEPS). Cette technique nécessite que le patient soit sous surveillance médicale permanente avec électroencéphalogramme (EEG), car il faut déterminer précisément la survenue de la crise pour procéder immédiatement à l’injection du produit radioactif. « cette spécificité de l’examen est également un handicap. Le patient doit être hospitalisé et être victime d’une crise durant son séjour hospitalier pour que l’équipe soignante puisse lui injecter le produit traceur. Au final, ces conditions ne sont généralement remplies que dans un cas sur trois ».
Le diagnostic clinique, l’électroencéphalogramme et l’IRM et maintenant l’examen TEPS permettent dans la plupart des cas la localisation du ou des foyers épileptogènes. 200 à 300 opérations sont menées chaque année en France et les listes d’attente sont longues. « Entre 10 000 et 20 000 patients souffrant d’épilepsie partielle pharmaco-résistante seraient susceptibles de bénéficier d’une opération. On voit ainsi que l’offre de soins reste proportionnellement limitée. De plus, malgré les résultats étonnants de cette pratique, certains médecins semblent encore curieusement réticents à orienter leurs patients vers cette solution qui permet pourtant de soigner 80 % des patients opérés. »

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Imagerie médicale et épilepsie (1/3)

C’est l’imagerie médicale qui permet de découvrir les circuits de l’épilepsie.

Le principe de l’imagerie médicale
Le but de l’imagerie médicale est de créer une représentation visuelle intelligible d’une information à caractère médical. Cette problématique s’inscrit plus globalement dans le cadre de l’image scientifique et technique : l’objectif est en effet de pouvoir représenter sous un format relativement simple une grande quantité d’informations issues d’une multitude de mesures acquises selon un mode bien défini.
L’image obtenue peut être traitée informatiquement pour obtenir par exemple :
•    une reconstruction tridimensionnelle d’un organe ou d’un tissu ;
•    un film montrant l’évolution ou les mouvements d’un organe au cours du temps ;
•    une imagerie quantitative qui représente les valeurs mesurées pour certains paramètres biologiques dans un volume donné ;
•    une représentation multimodale recalant plusieurs données au sein d’un même document (contour du cœur et mobilité des parois par exemple).
Dans un sens plus large, le domaine de l’imagerie médicale englobe toutes les techniques permettant de stocker et de manipuler ces informations. Ainsi, il existe une [norme] pour la gestion informatique des données issues de l’imagerie médicale : la norme DICOM.

Les progrès de l’imagerie médicale offrent de nouveaux espoirs de traitement pour des milliers d’épileptiques. L’identification précise de la lésion cérébrale facilite le recours à la chirurgie, seule solution thérapeutique chez certains malades ayant une épilepsie résistante aux médicaments.

L’intermittence de la maladie rend son traitement difficile. Cependant, une vingtaine de molécules actives a été mise au point et permet aujourd’hui de définir le traitement le plus adapté. 70 % des malades peuvent être traités avec succès (maîtrise complète des crises pendant plusieurs années) grâce aux médicaments antiépileptiques. Après 2 à 5 ans, près de 70 % des enfants et 60 % des adultes peuvent même suspendre le traitement sans risque de rechute.
Malgré cet arsenal thérapeutique, certains patients ont une épilepsie partielle pharmaco-résistante. Si le foyer épileptogène est bien localisé dans le cerveau, la chirurgie est une solution. « Les procédés d’imagerie médicale permettent aujourd’hui une mise en évidence de la cause de la maladie dans la plupart des cas. Cette information est un préalable essentiel à la chirurgie pour des épilepsies partielles non contrôlées.

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