Messages étiquettés cerveau

Il est bien difficile de faire un état exhaustif de toutes les découvertes concernant le cerveau, siège de toutes les fonctions vitales, mais également des émotions, de la mémorisation, de l’évolution.

Comme pour toutes connaissances, il est indispensable de faire une cartographie du cerveau, faire un état des lieux pour mieux comprendre et mieux traiter les maladies liées au fonctionnement du cerveau, Alzheimer, Parkinson, maladies mentales... toutes les techniques de la médecine moderne, notamment l’imagerie médicale IRM, scanner, permettent d’avoir un petit aperçu de la complexité des mécanismes mis en jeu.

Les choses se compliquent encore lorsque l’on tente d’évaluer non seulement les aspects fonctionnels du cerveau dans sa dimension mécanique, mais à plus forte raison, dans les processus liés à l’émotion.

Voici un bref aperçu des éléments que l’on peut tenir pour fiables dans cette exploration du cerveau.

Aires d’association chez l’homme

Les aires d’association représentent la majeure partie du cortex cérébral chez l’homme et sont le principal facteur de la taille de son cerveau. En fait, ce terme désigne toutes les aires néocorticales qui ne sont ni motrices, ni sensorielles ; leurs fonctions sont donc très diverses.
On en trouve dans trois lobes cérébraux :
•    Le lobe temporal dispose d’aires impliquées dans la mémorisation. Il contribue à des fonctions évoluées telles que le langage ou l’identification des visages.
•    Le lobe pariétal contient la zone d’association sensorielle qui intègre les données en provenance de tous les systèmes sensoriels pour donner une image de l’ensemble de l’environnement. Il comporte aussi une petite zone impliquée dans le langage, l’aire de Wernicke, dont la lésion entraîne l’aphasie de Wernicke qui se différencie de l’aphasie de Broca par le fait que le malade peut former des phrases grammaticalement et syntaxiquement justes, mais sans signification.
•    Le lobe préfrontal est celui qui a subi le plus fort développement dans la lignée humaine. C’est ici que l’on situe le siège de l’intelligence humaine. Le fait est qu’il est quasiment absent chez la plupart des mammifères alors qu’il constitue presqu’un quart de la surface du cortex chez l’homme. Il reçoit des afférences de toutes les zones du cerveau et assure leur intégration pour matérialiser la pensée et aboutir à une prise de décision.
Autres zones
La zone de cortex du sillon médian, entre les deux hémisphères, est appelée le cortex cingulaire : c’est une zone de paléocortex appartenant au système limbique, un système impliqué dans la mémorisation et les émotions. Il est d’une grande importance dans les relations sociales.

Tags: , , , , , ,

De nouveau le cerveau en question

Cerveau gauche et cerveau droit

.

Comme toujours, les études montrent avec certitude, d’après de nombreuses batteries de tes, de l’imagerie médicale IRM, que hommes et femmes ont un mode de fonctionnement différent, complémentaire parfois, qui explique bien des comportements que nous attribuons bien souvent à des conduites sociales.

Eh bien non, nous ne sommes pas identiques, n’en déplaise aux égalitaristes forcenés, ne confondons pas égalité de droit avec similitudes, assumons ce que démontre la génétique, la médecine, ou tout simplement le bon sens.

Tous les chercheurs en neurosciences sont d’accord aujourd’hui pour considérer que :
• le cerveau gauche est plus développé chez les femmes
• et le cerveau droit, chez les hommes — contrairement à ce que pense encore le grand public (voire même certains thérapeutes !) et cela sous l’influence directe des hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes, etc.). 

Ainsi, la femme est plus portée sur le partage verbal et la communication, tandis que l’homme est centré sur l’action et la compétition.

Par ex., dès l’école maternelle, sur 50 minutes de classe, les filles parlent 15 min et les garçons, 4 min — soit 4 fois moins.

Tandis que les garçons sont turbulents 10 fois plus (5 min au lieu de 30 sec).
À l’âge de 9 ans, les filles présentent, en moyenne, 18 mois d’avance verbale sur les garçons.

À l’âge adulte, les femmes téléphonent en moyenne, 20 min par appel… contre 6 min pour les hommes. La femme a besoin de partager ses idées, ses sentiments, ses émotions, tandis que l’homme contrôle et retient les siens : il transmet des informations et cherche des solutions… et la femme ne se sent pas « écoutée » !

En résumé, la femme est moins émotive mais elle s’exprime davantage alors que l’homme est, en réalité plus émotif, mais il n’exprime pas ses émotions — ce qu’il importe de ne jamais perdre de vue, tant dans la vie conjugale qu’en psychothérapie.

L’orientation

• La femme est orientée dans le temps (cerveau gauche) ; 
• L’homme est orienté dans l’espace (cerveau droit) : l’avantage des hommes dans les tests de rotation spatiale à trois dimensions est spectaculaire, dès l’enfance  .

La femme « se repère » d’après des objets et des signes concrets : l’avantage des femmes dans les tests de remémoration et dénomination d’objets est très net.
• L’homme s’oriente dans une direction abstraite : il peut « couper par un raccourci », pour retrouver sa voiture ou son hôtel.

Les organes des sens

Globalement, la femme est beaucoup plus sensible :
• Son ouïe est plus développée (d’où l’importance des mots doux, du timbre de la voix, de la musique)
•

Son sens du toucher : les femmes possèdent jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact ; l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient leur besoin de toucher et d’être touchées ;
•

Son olfaction est plus fine : jusqu’à 100 fois, à certaines périodes du cycle.
•

Son OVN (organe voméro-nasal, véritable sixième sens chimique et relationnel) perçoit les phéromones — qui traduisent plusieurs formes d’émotions : désir sexuel, colère, crainte, tristesse…Il serait aussi plus sensible chez les femmes (serait-ce là ce qu’on appelle « l’intuition »).
•

Quant à la vue, elle est davantage développée — et érotisée — chez l’homme (d’où son intérêt et son excitation par les vêtements, le maquillage, les bijoux, l’érotisation du nu, son attirance pour les revues pornos…).

Cependant, la femme dispose d’une meilleure mémoire visuelle (reconnaissance des visages et rangement des objets).

Tags: , , , , , , , ,

Les inconnues sur le cerveau

Bien des choses restent inconnues dans les fonctions cérébrales.

L’exploration du cerveau ne se limite à la localisation des fonctions au travers de l’imagerie médicale (IRM), ni à la stimulation de ces zones par des apports médicamenteux, ou à la résolution de ces dysfonctionnement par la psychanalyse ou des apports chimiques.

On parle bien souvent de fonctions cérébrales qui ne sont pas quantifiables ni mesurables, l’intuition par exemple, que l’on attribue plus souvent à une qualité féminine, mais qu’en est il excatement?

L’intuition, un mythe ?
Le sujet est devenu presque amusant à force. A la base, on confère aux femmes une sorte de don appelé l’intuition. Grâce à ce don, la femme est apparemment capable, mieux que n’importe quel homme, d’interpréter les non-dits, lire les expressions refoulées à partir d’un simple regard, détecter un problème au moindre sursaut de voix… Mais l’intuition féminine est un mythe. Aucun élément dans le cerveau féminin ne permet d’encourager un tel mensonge.
Pourtant on évoque des causes diverses
» Un gène ? Tout comme certains semble avoir découvert le gène de l’infidélité conjugale, d’autres auraient trouvé le gène de l’intuition. Faux, même si l’information est diffusée par les revues scientifiques les plus prestigieuses. 
»

Une hormone alors ! Non plus. Pourtant les hormones sexuelles ont bon dos. Mais aucune activité hormonale caractéristique n’a jamais été enregistrée ni constatée. Quel autre argument ?
» Des capteurs sensoriels à la bonne place. Plus de capteurs et placés différemment. Voilà ce qui pourrait expliquer cette intuition. Vraiment ? Non, cela est impossible.
» L’activité cérébrale. Si ce ne sont ni les gènes ni les hormones les responsables, il faut chercher ailleurs ! Et c’est ce qu’ont fait certains scientifiques.  Il a été tenté de mettre en relation l’activité cérébrale des femmes et l’intuition.

Un constat s’impose : même au repos, l’activité cérébrale des femmes est très intense, environ 90%, alors que celle des hommes avoisine les 70%. Ainsi, les femmes, parce qu’elles sont toujours prêtes à réagir sont bien plus sensibles à leur environnement, prêtes à bondir et surtout là pour anticiper. Mais encore une fois, l’étude ne tient pas vraiment la route. Si on s’amusait à remplacer les femmes et hommes étudiés dans les années 80 par des femmes actives et des pères au foyer actuels, ou tout simplement si on cherchait le phénomène dans d’autres sociétés, nous n’obtiendrions certainement pas les mêmes résultats.
L’intuition féminine peut davantage être expliquée socialement, par l’apprentissage. Dans nos sociétés, ce sont les petites filles qui jouent à la poupée, les adolescentes qui gardent des enfants. Bref, les femmes sont assez rapidement mises en contact avec l’autre et elles apprennent à le comprendre et anticiper ses réactions précocement. Tout comme l’instinct maternel, l’intuition est une sorte de prix gagné en grandissant. Ce qui est de moins en moins vrai dans nos sociétés où les deux sexes tendent à remplir les mêmes tâches.

Tags: , , , ,

L’exploration fonctionnelle du cerveau par l’imagerie cérébrale

Ce n’est pas nouveau, les méandres et circonvolutions énigmatiques du cerveau ont toujours intrigué médecins et chercheurs, mais ce n’est que relativement récemment que nous pouvons explorer le cerveau et tenter de comprendre ses mécanismes au travers de l’imagerie médicale.

En 1875, un médecin anglais, Richard Caton, est le premier à mesurer l’activité neuroélectrique du cortex cérébral en plaçant l’électrode d’un galvanomètre directement en contact avec la surface du cerveau d’animaux craniotomisés. Il montre ainsi que l’activité fonctionnelle (par exemple la vision) correspond à l’apparition d’une polarisation négative dans une zone circonscrite du cortex cérébral.

Premier tracé EEG de 1924
L’enregistrement de l’activité neuroélectrique chez l’être humain débutera avec l’apparition de l’électro-encéphalographie (EEG) mise au point par Hans Berger au cours des années 1920. Cette technique permet pour la première fois d’étudier les corrélats neurophysiologiques des activités cognitives en temps réel avec une excellente résolution temporelle de l’ordre de la milliseconde. Cet examen reste incontournable pour le diagnostic et la classification des épilepsies.

IRM cérébrale
C’est dans la seconde moitié du XXe siècle que se situe une grande révolution dans l’étude du cortex cérébral, avec la mise au point de méthodes d’imagerie cérébrale non invasives. Le médecin peut voir le cerveau fonctionner sans ouvrir le crâne. Jusque-là, les radiographies standards ne donnaient que des images inexploitables (le cerveau n’étant pas radio-opaque) et l’angiographie cérébrale ne permettait de voir que les axes vasculaires cérébraux. « Grâce à l’introduction des techniques de neuro-imagerie, le niveau molaire de description a pu se substituer au niveau moléculaire dominant. »
Ce fut d’abord le scanner qui permit de visualiser, pour la première fois le cerveau et les zones corticales avec une précision remarquable, puis la résonance magnétique nucléaire (IRM) a considérablement modifié, à son tour, l’étude iconographique des structures corticales.
En 1938, le principe de résonance magnétique nucléaire est découvert par Isidor Isaac Rabi. Cette découverte aboutira, en 1973, à la mise au point de ce qui allait devenir l’imagerie par résonance magnétique ou IRM, simultanément par Paul Lauterbur et Peter Mansfield qui reçurent conjointement un prix Nobel (Prix Nobel de physiologie ou médecine en 2003)

Tags: , , , , , , ,

Imagerie médicale et épilepsie (1/3)

C’est l’imagerie médicale qui permet de découvrir les circuits de l’épilepsie.

Le principe de l’imagerie médicale
Le but de l’imagerie médicale est de créer une représentation visuelle intelligible d’une information à caractère médical. Cette problématique s’inscrit plus globalement dans le cadre de l’image scientifique et technique : l’objectif est en effet de pouvoir représenter sous un format relativement simple une grande quantité d’informations issues d’une multitude de mesures acquises selon un mode bien défini.
L’image obtenue peut être traitée informatiquement pour obtenir par exemple :
•    une reconstruction tridimensionnelle d’un organe ou d’un tissu ;
•    un film montrant l’évolution ou les mouvements d’un organe au cours du temps ;
•    une imagerie quantitative qui représente les valeurs mesurées pour certains paramètres biologiques dans un volume donné ;
•    une représentation multimodale recalant plusieurs données au sein d’un même document (contour du cœur et mobilité des parois par exemple).
Dans un sens plus large, le domaine de l’imagerie médicale englobe toutes les techniques permettant de stocker et de manipuler ces informations. Ainsi, il existe une [norme] pour la gestion informatique des données issues de l’imagerie médicale : la norme DICOM.

Les progrès de l’imagerie médicale offrent de nouveaux espoirs de traitement pour des milliers d’épileptiques. L’identification précise de la lésion cérébrale facilite le recours à la chirurgie, seule solution thérapeutique chez certains malades ayant une épilepsie résistante aux médicaments.

L’intermittence de la maladie rend son traitement difficile. Cependant, une vingtaine de molécules actives a été mise au point et permet aujourd’hui de définir le traitement le plus adapté. 70 % des malades peuvent être traités avec succès (maîtrise complète des crises pendant plusieurs années) grâce aux médicaments antiépileptiques. Après 2 à 5 ans, près de 70 % des enfants et 60 % des adultes peuvent même suspendre le traitement sans risque de rechute.
Malgré cet arsenal thérapeutique, certains patients ont une épilepsie partielle pharmaco-résistante. Si le foyer épileptogène est bien localisé dans le cerveau, la chirurgie est une solution. « Les procédés d’imagerie médicale permettent aujourd’hui une mise en évidence de la cause de la maladie dans la plupart des cas. Cette information est un préalable essentiel à la chirurgie pour des épilepsies partielles non contrôlées.

Tags: , , , , , ,

Cerveau homme femme

Les nombreuses recherchent contemporaines en neurosciences confirment ainsi et précisent certaines données traditionnelles bien connues.
Elles orientent en outre le travail quotidien en psychothérapie (ou en counseling) ainsi, bien entendu, que le travail d’accompagnement de couples :

cerveau

Voici maintenant, pour terminer ce bref exposé, quelques exemples concrets de l’impact des neurosciences.
Elles encouragent ainsi les psychothérapeutes à :

• Écouter patiemment une femme qui se plaint, plutôt que tenter de l’aider à résoudre ses problèmes (at-titude du mâle, trop orientée vers l’action : au lieu de la « materner », il devient son « père » !) ;

• Souligner à la femme l’importance érotique du regard chez l’homme ;

• Souligner à l’homme l’importance de l’ambiance sonore et olfactive pour sa compagne, l’effet éroti-que de la musique et de la voix, la richesse du partage par la parole ;

• Stimuler les malades : ils guérissent plus vite lorsqu’ils sont près d’une fenêtre, (ouverte sur le monde) et , stimuler les personnes âgées (une retraite passive induit un vieillissement rapide) ;

• Exploiter en psychothérapie les liens intimes et réciproques entre les deux pulsions fondamentales : sexualité et agressivité (gérés notamment par l’hypothalamus et par la testostérone) ;

• Traiter avec prudence les souvenirs d’abus sexuels de la première enfance : en effet, le souvenir d’une scène, qu’elle soit réelle ou imaginaire, présente la même localisation cérébrale et génère les mêmes processus mentaux (40 % de faux souvenirs — inconsciemment reconstruits, à partir de craintes ou de désirs).
• Mobiliser les lobes frontaux, siège de la responsabilité et de l’autonomie (dire « non ») — d’où la richesse de la thérapie paradoxale.

Enfin, quelques remarques et rappels :

• Faire l’amour accélère la cicatrisation des plaies (testostérone) ;

• Les thérapies psychocorporelles permettent de mobiliser les circuits neurologiques : mouvement > cerveau droit > zones limbiques > émotion > inscription (encodage durable) > thérapies verbales ;

• Une émotion est nécessaire pour mémoriser ; une verbalisation après coup permettra le rap-pel ultérieur du souvenir ;
• La mémorisation à long terme s’effectue, en grande partie, pendant le rêve : d’où, en cas de traumatisme psychique (attentat, viol, catastrophe), l’intérêt d’un debriefing en urgence, avant le premier rêve ;

• On déplore 10 fois plus de tentatives de suicide chez les femmes (elles expriment leur émotion) mais un taux élevé de suicides réussis chez les hommes (mise en action) ;

• Les femmes parlent sans réfléchir ! Les hommes agissent sans réfléchir !
• Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations, a du mal à se concentrer sur son travail ; un homme qui n’est pas heureux dans son travail, a du mal à se concentrer sur ses relations.

• La femme a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité ; l’homme a besoin de sexualité pour apprécier l’intimité.

Finalement, il est indispensable de se tenir au courant des recherches en neurosciences et en génétique — qui sont loin d’avoir dit leur dernier mot.
Quoi qu’on en dise parfois,  il n’est pas indifférent en thérapie, qu’un homme reçoive une femme — ou qu’une femme reçoive un homme.

Notre perception du monde est, en effet, fort différente… mais agréablement complémentaire !

Tags: , , , , , ,

Le cerveau et les hormones: la testostérone

La testostérone est une hormone stéroïde, du groupe des androgènes. Chez les mammifères la testostérone est sécrétée par les testicules des mâles et les ovaires des femelles, bien que de faibles quantités soit aussi sécrétées par les glandes surrénales. C’est la principale hormone sexuelle mâle et le stéroïde anabolisant « original ».
Chez l’homme et la femme, la testostérone joue un rôle clé dans la santé et le bien-être, en particulier dans le fonctionnement sexuel. Entre autres exemples ces effets peuvent être une libido plus importante, une d’énergie accrue, une augmentation de la production de cellules sanguines et une protection contre l’ostéoporose. En moyenne, un homme adulte produit environ 40 à 60 fois plus de testostérone qu’une femme adulte, mais les femmes sont d’un point de vue comportemental (plus que d’un point de vue anatomique ou biologique), plus sensible à l’hormone. Cependant à l’échelle d’une population, les gammes de concentration pour les hommes et les femmes sont très étendues, de telle sorte qu’elles se chevauchent respectivement pour les valeurs basses et hautes.

variations pathologiques

Chez l’homme

•    Diminution :
Insuffisance d’origine testiculaire : orchite, résection testiculaireInsuffisance gonadotrope (hypophysaire)Syndrome de CushingAdministration d’androgènes de synthèse, d’oestrogènes, d’anti-androgènes<Traitement par analogues de LH-RH dans le cancer de la prostate
•    Augmentation : 
Administration de testostérone exogène ou de gonadotrophines
Hyperthyroïdie
Syndrome des testicules féminisants (sujet de sexe masculin présentant une insensibilité aux androgènes)

Chez la femme
•    Augmentation : 
Hirsutisme (hyperandrogénie)

Syndrome des ovaires polykystiques

Tumeur ovarienne ou surrénalienne

Tags: , , , ,

Dopamine, l’hormone par excellence

Neurotransmetteur impliqué dans le désir, le plaisir, le mouvement. Son déficit dans certaines régions du cerveau provoque la maladie de Parkinson.

La dopamine est une petite molécule assurant la communication entre les cellules du cerveau (les neurones ). Elle intervient dans le désir et la sensation de plaisir. Elle est aussi impliquée dans des maladies graves comme la maladie de Parkinson, qui perturbe les mouvements, et la schizophrénie, une maladie mentale.

dopamine

La dopamine, qu’est-ce que c’est ?

C’est un messager chimique du système nerveux lié à plusieurs fonctions comme le contrôle des mouvements, les symptômes associés à la schizophrénie(quand il y en aurait trop) mais aussi aux circuits de la récompense(plaisir).
La dopamine est produite par deux groupes de neurones, l’aire tegmentale ventrale (circuit de récompense) et la substance noire (controle de la motricité)
La « communication » neuronale
Toutes nos sensations, nos mouvements, nos pensées, nos raisonnements et nos émotions sont le résultat de l’échange entre les neurones.
Cet échange est assuré par deux processus distincts et complémentaires :
•    La conduction électrique
•    La transmission chimique.
La conduction électrique permet de faire voyager rapidement l’influx nerveux à l’intérieur d’un même neurone.
La transmission chimique permet de transmettre l’influx nerveux d’un neurone à l’autre et s’effectue au niveau de la synapse et au moyen de neurotransmetteurs.
La synapse est le point de contact chimique entre deux neurones, un des neurones jouant le role d’emetteur  (pré-synaptique) et l’autre neurone de recepteur (post synaptique)
Le neurone « emetteur » synthétise un neurotransmetteur, par exemple la dopamine et le neurone « récepteur » disposera notamment d’un « détecteur chimique » de ce même neurotransmetteur, ce détecteur etant appelé récepteur membranaire.
Chaque fois que la dopamine est relâchée dans une terminaison nerveuse, elle est ensuite soit recaptée(par le neurone emetteur ou presynaptique), soit dégradée et ce afin notamment d’éviter que la stimulation du neurone recepteur (postsynaptique) se prolonge indéfiniment
(En gros, c’est un peu comme si le neurone émetteur lancait une bouteille à la mer avec sa cane à peche en ayant mis à l’intérieur un message chimique. De l’autre coté sur l’autre rive, l’autre neurone, qui lui, dispose d’un détecteur chimique, se met à lire le message chimique puis la bouteille est « récupérée » par le neurone émetteur pour qu’il s’en reserve plus tard)
Action des antipsychotiques (neuroleptiques) appelés aussi tranquillisants majeurs.
Les neuroleptiques agissent principalement en bloquant partiellement la réception de la dopamine.
Les molécules se placent sur une partie des récepteurs, les empêchant de recevoir les molécules de dopamine.
Jusqu’à 70% de ces récepteurs peuvent être bloqués à forte dose.
Ils ont aussi une action sur d’autres neurotransmetteurs.
L’intensité des impulsions nerveuses, des sentiments et émotions est diminuée
(Pour faire simple, les neuroleptiques « ralentissent » le fonctionnement du cerveau)
Les antipsychotiques ont-ils tous les mêmes effets  ?
Non
Il existe cinq types de récepteurs de la dopamine dans le cerveau humain, identifiés D1 à D5 et les neuroleptiques vont « jouer » plus ou moins sur ces récepteurs mais aussi sur d’autres neurotransmetteurs.
Selon les molécules mais aussi les dosages, ils ont des effets sédatifs, deshinibiteurs ou anti-hallucinatoires
Ils n’ont qu’un effet suspensif sur les symptômes (psychotiques)
Action des dopaminergiques (agonistes dopaminergiques)
Les médicament dopaminergiques ont un fonctionnement analogue à celui de la dopamine en accroissant l’effet de la dopamine sur les neurones.
Des subtances dont certaines drogues (amphétamines, cocaine, etc) ont aussi pour effet d’augmenter le taux de dopamine.

Tags: , , , , , ,

Cerveau et épilépsie

En France, on compte 500 000 épileptiques, dont la moitié a moins de vingt ans. Plus de 5 % de la population est susceptible de faire un jour une crise. Ce dysfonctionnement cérébral est, après la migraine, le premier motif de consultation d’un neurologue.
L’essentiel sur l’épilepsie

epilepsie

La plupart d’entre nous confondent l’épilepsie avec sa manifestation la plus spectaculaire, la crise. Seulement 20 % savent qu’elle traduit un dysfonctionnement neurologique.

Existe-il plusieurs formes d’épilepsie ? Quelle est l’évolution de la maladie ?… Un point complet sur cette pathologie trop longtemps restée mystérieuse.
Qu’est-ce que l’épilepsie ?
Elle est l’expression d’un fonctionnement anormal, aigu et transitoire de l’activité électrique du cerveau qui se traduit par des crises épileptiques appelées aussi crises comitiales. Lorsqu’une crise reste unique, on ne parle pas d’épilepsie. L’épilepsie se définit par la répétition des crises pendant un certain temps de la vie d’un individu. Compte tenu des multiples formes d’expression des crises et de leur évolution, il n’y a pas une mais des épilepsies.

Le diagnostic
Le diagnostic d’une crise d’épilepsie repose sur la description scrupuleuse et précise du déroulement de la crise. Seul le récit du patient et/ou de son entourage permettra d’apprécier l’existence de signes évocateurs de la maladie tels que : mouvements convulsifs, pertes de connaissance, chutes, absences, relâchement des sphincters, automatismes gestuels…
Pour confirmer le diagnostic, le médecin prescrira un électroencéphalogramme (EEG), examen qui enregistre l’activité électrique du cerveau et qui sera répété pour suivre l’évolution de la maladie.

Tags: , , , , , ,

Cerveau gauche et cerveau droit

Les hormones

Lorsqu’on pose un ballon par terre, les garçons shootent ; les filles le ramassent et le serrent contre leur cœur. Cela semble indépendant de l’éducation et de la culture, et donc directement lié à nos hormones.

hormones

La testostérone (hormone du désir, de la sexualité et de l’agressivité, autrement dit hormone de la « conquête » — militaire ou sexuelle) développe.

La force musculaire (40 % de muscles chez l’homme, contre 23 % chez la femme)

• La vitesse de réaction et même l’impatience (92 % des conducteurs qui klaxonnent à un feu rouge sont des hommes !) ;

• L’agressivité, la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce)

• L’endurance et la ténacité ;

• La cicatrisation des blessures ; la barbe et la calvitie ;
• Le côté droit du corps (membres, doigts, stries digitales — au 4e mois du fœtus)

• La vision de loin (« téléobjectif », pour repérer les animaux) ;

• Le lancer de précision ;

• L’orientation dans l’espace (pour ramener le produit de la chasse jusqu’à la grotte)

• Le goût pour l’aventure, les expériences nouvelles et le risque (les génies, tout comme les fous, sont le plus souvent des mâles) ;

• L’attrait pour une femelle jeune à protéger (et surtout, susceptible d’engendrer).

Les œstrogènes développent :

• Les mouvements de précision : la femme peut plier facilement chaque doigt séparément (Kimura, 1999) ; elle est très supérieure à divers tests de dextérité ;

• Le côté gauche du corps… et les stries digitales du pouce gauche (Kimura, 1999)

• La graisse (protection et réserve pour le bébé) : 25 % de graisse chez la femme, contre 15 % chez l’homme ;

• La mémoire verbale (les noms) et la mémoire de localisation des objets ainsi que la vision de près (« grand angle » pour repérer sa progéniture et toute intrusion étrangère)

• L’ouïe : l’éventail des sons perçus est beaucoup plus large et les femmes chantent juste, six fois plus souvent que les hommes (Durdeen, 1983) ; leur reconnaissance des sons est bien meilleure (entendre et reconnaître son bébé) ;

• Elle reconnaît et nomme les couleurs avec plus de précision (c’est le chromosome X qui est porteur des cônes, nécessaires à la vision des couleurs) ;

• Son odorat est développé jusqu’à 100 fois plus, à certaines périodes du cycle ;

• L’attrait pour un mâle dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu (donc moins jeune, mais susceptible de la protéger).

Tags: , ,