Bien des choses restent inconnues dans les fonctions cérébrales.
L’exploration du cerveau ne se limite à la localisation des fonctions au travers de l’imagerie médicale (IRM), ni à la stimulation de ces zones par des apports médicamenteux, ou à la résolution de ces dysfonctionnement par la psychanalyse ou des apports chimiques.
On parle bien souvent de fonctions cérébrales qui ne sont pas quantifiables ni mesurables, l’intuition par exemple, que l’on attribue plus souvent à une qualité féminine, mais qu’en est il excatement?
L’intuition, un mythe ?
Le sujet est devenu presque amusant à force. A la base, on confère aux femmes une sorte de don appelé l’intuition. Grâce à ce don, la femme est apparemment capable, mieux que n’importe quel homme, d’interpréter les non-dits, lire les expressions refoulées à partir d’un simple regard, détecter un problème au moindre sursaut de voix… Mais l’intuition féminine est un mythe. Aucun élément dans le cerveau féminin ne permet d’encourager un tel mensonge.
Pourtant on évoque des causes diverses
» Un gène ? Tout comme certains semble avoir découvert le gène de l’infidélité conjugale, d’autres auraient trouvé le gène de l’intuition. Faux, même si l’information est diffusée par les revues scientifiques les plus prestigieuses.
»
Une hormone alors ! Non plus. Pourtant les hormones sexuelles ont bon dos. Mais aucune activité hormonale caractéristique n’a jamais été enregistrée ni constatée. Quel autre argument ? » Des capteurs sensoriels à la bonne place. Plus de capteurs et placés différemment. Voilà ce qui pourrait expliquer cette intuition. Vraiment ? Non, cela est impossible. » L’activité cérébrale. Si ce ne sont ni les gènes ni les hormones les responsables, il faut chercher ailleurs ! Et c’est ce qu’ont fait certains scientifiques. Il a été tenté de mettre en relation l’activité cérébrale des femmes et l’intuition.
Un constat s’impose : même au repos, l’activité cérébrale des femmes est très intense, environ 90%, alors que celle des hommes avoisine les 70%. Ainsi, les femmes, parce qu’elles sont toujours prêtes à réagir sont bien plus sensibles à leur environnement, prêtes à bondir et surtout là pour anticiper. Mais encore une fois, l’étude ne tient pas vraiment la route. Si on s’amusait à remplacer les femmes et hommes étudiés dans les années 80 par des femmes actives et des pères au foyer actuels, ou tout simplement si on cherchait le phénomène dans d’autres sociétés, nous n’obtiendrions certainement pas les mêmes résultats.
L’intuition féminine peut davantage être expliquée socialement, par l’apprentissage. Dans nos sociétés, ce sont les petites filles qui jouent à la poupée, les adolescentes qui gardent des enfants. Bref, les femmes sont assez rapidement mises en contact avec l’autre et elles apprennent à le comprendre et anticiper ses réactions précocement. Tout comme l’instinct maternel, l’intuition est une sorte de prix gagné en grandissant. Ce qui est de moins en moins vrai dans nos sociétés où les deux sexes tendent à remplir les mêmes tâches.
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