L’IRM, technique totalement non-invasive et indolore, permet d’explorer le cerveau de l’extérieur. En offrant une visualisation en trois dimensions de structures très fines, elle répond tant à des besoins de diagnostic et de suivi des patients qu’à des impératifs de recherche sur les causes et l’évolution de maladies neurologiques ou psychiatriques.

cerveauUne fois élaborées des techniques facilitant l’identification de structures et tissus cérébraux sur les images, les chercheurs se heurtent au problème de la localisation de leurs limites et à celui de la description, en termes numériques, de leur forme. Les chercheurs sont également confrontés à l’hétérogénéité des images IRM réalisées en des lieux et à des époques différentes, ainsi qu’à la masse colossale de données contenues dans les grandes séries d’observations. Enfin, les informaticiens rencontrent une autre difficulté, qui n’est plus d’ordre technique : à tous les stades du processus, les méthodes développées doivent être confrontées aux jugements des experts médicaux· jugements qui s’avèrent parfois contradictoires.

Sclérose en plaques, schizophrénie et amnésie

Dans la sclérose en plaques, ces nouvelles méthodes informatiques permettent une meilleure identification de la distribution spatiale et de l’évolution temporelle des lésions, ce qui aidera à élucider les mécanismes responsables du déclenchement des symptômes et à évaluer l’efficacité des traitements. « Dans la schizophrénie, nous avons confirmé, avec les spécialistes anglais et américains qui l’avaient découverte, l’existence de modifications de l’asymétrie présente normalement entre les hémisphères droit et gauche du cerveau. Leur étude précise fournira des indices précieux sur les mécanismes qui sous-tendent cette maladie dont la définition reste très controversée », on peut observer des modifications du volume de certaines structures cérébrales spécifiques dans différents états conduisant à une amnésie ».
Technique en pleine évolution, l’imagerie IRM permet au médecin de voir le cerveau comme jamais auparavant, le confrontant à l’interprétation de l’inconnu, à la nécessité de faire une distinction toujours plus précise entre « normal » et « anormal ». « En biologie, il est indispensable de quantifier les variations du normal pour définir ce qui est anormal. C’est pourquoi, dans ce projet, nous réalisons aussi de nombreuses observations sur des sujets sains. L’interprétation d’une anomalie structurale doit s’appuyer sur un ensemble d’informations complémentaires. Des lésions de sclérose en plaques peuvent, par exemple, être clairement visibles dans le cerveau de patients, mais ne causer aucun symptôme. De même, la découverte d’une ou deux lésions (ressemblant à celles de la sclérose en plaques) dans le cerveau d’un patient qui ne présente pas de symptôme est fréquente. Cela signifie seulement que le sujet a un petit risque de développer ultérieurement des symptômes de cette maladie. »

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La liste des entrées complémentaires est établie par le module d’extension YARPP.