Est-ce que les endorphines permettent d’expliquer le bien-être éprouvé en méditation ? Si par une pratique précise on peut fabriquer sa propre morphine à l’intérieur du corps, n’est-ce pas un gage d’autonomie par rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l’alcool jusqu’à cette dépendance fondamentale qui consiste à rechercher le bonheur à l’extérieur alors qu’il est déjà là, présent en nous ?

Les endorphines sont libérées par le cerveau, et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress, qu’il soit psychologique ou physique, mais de façon plus significative pendant et après l’exercice physique
Endorphine, l’hormone du bonheur
Cette morphine endogène (produite par l’organisme) possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées
Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang
Les limites du sport face à la dépression
Attention à ne pas attribuer des vertus illusoires ou illimitées à la pratique sportive
Le sport réduit les manifestations extérieures de la dépression légère ou modérée, notamment par la libération d’endorphines, mais il ne permet en aucun cas de faire l’économie d’une psychothérapie
Le sport et les médicaments ne sont qu’une béquille temporaire face à des conflits psychiques ou des manifestations d’angoisse dont les causes profondes ne peuvent éventuellement être identifiées que par une approche psycho-thérapeutique .
L’entretien psycho-thérapeutique avec un psychologue clinicien diplomé est une situation unique que nulle autre situation ( ou nul autre intervenant plus ou moins bien intentionné ) ne peut remplacer .
A quel moment les endorphines sont-elles sécrétées ?
La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’ arrêt de l’effort
Le taux d’endorphines est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique
Les sports d’endurance sont les plus endorphinogènes : le jogging, le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course) ; mais aussi l’aérobic, le step ; les activités à efforts fractionnés (interval training) l’athlé, le football, le rugby, le basket ou le handball
Il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines : il faut maintenir l’effort pendant une demi heure gardant un rythme dit confortable en endurance, c’est à dire supérieur à 60 % de ses capacités respiratoires. On doit être capable de tenir une conversation. L’usage d’un cardiofréquencemètre permet de rester parfaitement dans cette zone d’effort
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