Archives pour la catégorie Evolution du cerveau

Le cerveau préhistorique

Un cerveau préhistorique ?

cerveau

Il vise très bien et c’est normal diront certains. Un caractère hérité de son très vieil ancêtre chasseur préhistorique, sans doute. Une sorte d’atavisme paléolithique ? Peut-on expliquer le sens de la précision des hommes par la présence d’une fonction préhistorique qui a perduré mais qui finalement n’a plus raison d’être ? Un cortex préhistorique plus trop adapté à la vie moderne.
Si l’on suit cette hypothèse, tout devient très clair, mais aussi assez faux. Les chasseurs nomades devaient avoir un bon sens de l’orientation pour bien gérer leurs territoires, se taire pour ne pas se faire entendre de leurs proies et bien viser pour pouvoir manger. Quelques millénaires plus tard on obtient un homme qui a le sens de l’orientation malgré lui, qui parle finalement assez peu et qui lui aussi est assez précis… Donc finalement, les différences de comportement entre les hommes et les femmes d’aujourd’hui sont justes les restes de la division des tâches qui s’est opérée par le passé : l’homme à la chasse et la femme au campement. Beaucoup trop simple (et faux) pour être vrai.
Un cerveau plastique
Comment affirmer que nos ancêtres se répartissaient les tâches de cette façon ? Ce modèle est simplement le modèle de la société occidentale du XIXe siècle calqué sur un monde où ces informations nous échappent. D’ailleurs, les exemples ethnographiques ne manquent pas pour mettre à mal cette hypothèse. Il existe une très grande variabilité dans la répartition des tâches, selon les sociétés. Donc l’argument du gène ancestral qui perdure ne tient pas la route.
De plus, nous naissons avec un cerveau inachevé, le même sans doute que nos anciens. Mais comme nous l’avons vu au cours des différents exemples, nous avons le cerveau que nous construisons. Hors pathologies et malformations, bébés, nous avons tous le même cortex. C’est bien notre vie, notre culture, notre éducation, nos expériences qui vont le sculpter.
Toutes les différences qui nous font ne peuvent pas forcément s’expliquer par la biologie, bien au contraire. Notre environnement agit bien plus que l’on ne croit sur notre cerveau.

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Le cerveau et son evolution

Le cerveau des vertébrés contrôle et coordonne la plupart des mouvements, du comportement, l’homéostasie des fonctions internes, tels que le rythme cardiaque, la pression artérielle et la température du corps.

cerveau

Le cerveau présente une organisation fonctionnelle : certaines parties du cerveau gèrent plus spécifiquement certains aspects du comportement ou de la pensée. Mais cette division fonctionnelle n’est pas stricte, il serait en effet illusoire d’assigner une fonction aussi complexe que la mémoire, par exemple, à une région isolée. On peut néanmoins dessiner une cartographie du cortex cérébral en aires selon leur implication dans différents aspects de la cognition, leur architectonique et leur connexions, en particulier avec le thalamus : les fonctions motrices dans le lobe frontal (aires 4 et 6 de Brodmann), la vision dans la partie postérieure du lobe occipital (aires 17, 18 et 19 de Brodmann), la production du langage articulé dans le lobe frontal au niveau de l’aire de Broca (aires 44 et 45), etc. Chez la plupart des vertébrés, le cerveau se trouve dans la boîte crânienne, où il est protégé par les os du crâne, ainsi que par le liquide céphalo-spinal. C’est un organe pair constitué de deux hémisphères connectés entre eux par des fibres de substance blanche via le corps calleux et les commissures.
Le cerveau des vertébrés se développe dans les derniers stades de l’embryogenèse à partir d’un épaississement de la partie supérieure du tube neural, la partie inférieure donnant la moelle épinière. Le tube neural apparaît lui-même au cours de la neurulation à partir d’une partie de l’ectoderme (ectoderme donnant aussi l’épiderme).
Le cerveau connaît chez certaines espèces un développement post-embryonnaire. C’est notamment le cas chez l’Homme, le cerveau et la boite crânienne du jeune enfant n’étant pas terminés au moment de la parturition.

Comparaison et évolution
Les vers nématodes ne possèdent pas plus de quelques centaines de neurones dans tout leur système nerveux, quand l’être humain en possède environ 20 milliards rien que dans le néocortex. Parmi les mammifères, Homo sapiens est un des animaux dont le rapport entre la masse du cerveau et la masse corporelle est le plus élevé (rapport masse cérébrale/masse corporelle de 1/46-48 pour l’homme, mais de 1/31 pour la souris par exemple). D’autres animaux ont un plus gros cerveau, comme le dauphin ou l’éléphant. Du point de vue de l’évolution phylogénétique, le cerveau humain a subi une importante expansion corticale. Mais cette expansion n’a pas été homogène : certaines régions ont plus augmenté en taille que d’autres, c’est par exemple le cas du cortex préfrontal.

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