Comparaison des cerveaux des mammifères
Chez l’homme, les phéromones peuvent être sécrétées dans la sueur apocrine axillaire et périnéale (androstène et androsténol) et dans la partie prostatique du sperme (spermine et spermidine).
Chez la femme, les phéromones peuvent être sécrétées dans la sueur apocrine axillaire, mamelonnaire et périnéale, et dans les sécrétions vaginales produite par les glandes atriales et de Skene (chaînes courtes d’acide gras).
Des expériences en imagerie cérébrale chez des femmes et des hommes homosexuels ont mis en évidence une activation dans l’hypothalamus antérieur. Ces résultats indiquent que des phéromones sont détectées et que le signal est transmis jusqu’à l’hypothalamus. Mais ces résultats ne permettent pas de savoir : 1) si l’effet des phéromones est inné ou acquis, et 2) quels sont les effets, en particulier émotionnels et comportementaux, de ces phéromones.
Dans l’espèce humaine, les effets les plus significatifs des phéromones sont physiologiques, comme par exemple la synchronisation des cycles menstruels des femmes qui vivent en communauté.
Les études comportementales montrent quelques effets émotionnels, mais quasiment aucun effet comportemental. Par exemple, par rapport à la sexualité, aucune des molécules testées n’a induit ou déclenché un comportement sexuel. Les résultats les plus intéressants concernent l’exposition aux androgènes, mais avec des résultats extrêmement contradictoires. On a ainsi montré que l’exposition expérimentale à l’androsténol augmente chez les femmes la durée de leur contact social avec les hommes. La molécule ne provoque pas le comportement de reproduction, mais elle permet de l’initier en favorisant le rapprochement hétérosexuel. Mais d’autres expériences ont montré que l’androsténone induit au contraire, chez les femmes, des réactions émotionnelles négatives envers les hommes, que les hommes produisent simultanément les deux molécules, et que l’effet olfactif de l’androsténone est plus fort que celui de l’androsténol: l’effet global, en situation « naturelle », devrait alors être répulsif. 
En conclusion de toutes ces données, l’effet des phéromones est faible dans l’espèce humaine, et il est surtout physiologique. Au cours de l’évolution, les phéromones ont été remplacées par les récompenses / renforcements, et le comportement de reproduction est devenu un comportement érotique.
Chez les mammifères, la diminution de l’importance des phéromones depuis les rongeurs jusqu’à l’Homme est cohérente avec la réalité neuroanatomique : chez les rongeurs, les structures olfactives représentent un tiers du cerveau, tandis que chez l’Homme elles ne représentent plus que quelques pour-cent ; l’essentiel du cerveau humain, les trois quarts, est dédié aux fonctions cognitives.
Archives pour la catégorie cerveau et plaisir
Les phéromones de génie
juin 28
Le terme sexualité englobe les phénomènes de la reproduction biologique des organismes, les comportements sexuels permettant cette reproduction, et enfin les nombreux phénomènes culturels liés à ces comportements sexuels.
La division sexuée des organismes en sexes complémentaires permet un brassage des gènes (par méiose et fécondation) qui favorise la diversité génétique et l’adaptation des organismes à leur environnement.
Chez l’être humain, le comportement sexuel n’est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique. Au cours de l’évolution, l’importance et l’influence des hormones et des phéromones sur le comportement sexuel a diminué. Au contraire, l’importance des récompenses / renforcements est devenue majeure.
La sexualité humaine varie en fonction des époques et des cultures. Des différences sont observées dans la diversité des pratiques érotiques, mais surtout dans la très grande diversité des mœurs, des croyances, des valeurs, et des représentations sexuelles. Ces observations ethnologiques montrent l’importance majeure de la culture dans le développement sexuel et dans l’expression de la sexualité humaine.
Les études du sentiment amoureux en neurosciences suggèrent une relation avec la dépendance, état qui serait provoqué par les endorphines libérées durant les relations amoureuses. L’état amoureux peut provoquer des émotions intenses, d’euphorie ou de détresse. Le comportement sexuel est l’ensemble des activités motrices qui permettent la reproduction des animaux sexués.
Ce comportement est contrôlé principalement par le système nerveux, mais aussi, en particulier chez les animaux les plus simples, par le système endocrinien. En schématisant, plus le système nerveux est simple, plus le comportement sexuel est stéréotypé. C’est le cas par exemple des insectes. Au contraire, plus le système nerveux est complexe, plus le comportement sexuel sera élaboré et lié à des phénomènes culturels. C’est le cas typique de l’être humain.
Chez les mammifères, les principaux facteurs biologiques qui contrôlent le comportement sexuel sont les hormones, les phéromones, les récompenses et la cognition. En raison des différences qui existent entre les espèces, la structure du cerveau est différente et l’importance de ces facteurs change. Par exemple, chez la souris, où le cerveau est relativement petit, les hormones sont le principal facteur ; tandis que chez l’être humain, qui possède un néocortex extrêmement développé, la cognition devient un facteur majeur. De plus, en raison de la nature en partie aléatoire de l’évolution, les organismes ainsi que le contrôle du comportement sexuel ne sont pas « optimisés ». C’est cette caractéristique qui explique l’existence d’activités sexuelles non reproductrices.
Non l’amour, ce n’est pas uniquement dans la tête, ce sentiment se traduit par de profondes variations hormonales. Celles-ci pourraient d’ailleurs expliquer ce besoin de trouver l’âme soeur et la sérénité des gens qui vivent en couple. A tel point que certains n’hésitent pas à proposer des philtres pour préserver cette union… Découvrez les secrets de l’alchimie de l’affection.
La bonne santé physique et psychologique est essentielle à la naissance et l’épanouissement du désir. Ainsi est-il difficile de distinguer une baisse de la libido « naturelle » induite par des événements extérieurs d’un trouble sexuel aux contours indécis. 
Reprenant la méthodologie originale de leur première étude, les chercheurs ont comparé l’activité cérébrale chez 7 hommes souffrant de désir sexuel hypoactif et 8 hommes « sains » face à des images génératrices de désir sexuel. Il s’agissait de clips vidéo muets de 3 minutes et de 3 séries de photographies comportant une gradation de neutre à explicite.
Pour plonger dans leur cerveau, la technique d’imagerie utilisée est la tomographie par émission de positons, qui mesure le flux sanguin dans les différentes régions du cerveau. Résultat :
• Chez les hommes sains, on observe une baisse d’activité d’une partie du cortex orbito-frontal gauche en réaction aux stimuli visuels ;
• Par contre, chez les patients souffrant de désir sexuel hypoactif, cette zone n’est pas désactivée et l’activité y est maintenue.
Le maintien de cette activité ne permettrait donc pas de débloquer le circuit cérébral de la sexualité. Le problème résiderait ainsi dans cette absence de levée de l’inhibition exercée par cette zone du cerveau. Le manque de désir vient donc d’un blocage.
Selon les chercheurs, la mise en évidence de cette inhibition pourrait être utile aux psychothérapeutes et leur « donner des pistes de travail avec ces patients pour mieux identifier et moduler le versant psychologique des inhibitions liées au désir sexuel hypoactif ». En effet, l’interaction entre phénomènes psychologiques et processus cérébraux est telle que des modifications induites par des interventions psychothérapiques se reflétaient dans des changements du schéma d’activité cérébrale.
Cerveau et pheromones
fév 1
Comparaison des cerveaux des mammifères
Chez l’homme, les phéromones peuvent être sécrétées dans la sueur apocrine axillaire et périnéale (androstène et androsténol) et dans la partie prostatique du sperme (spermine et spermidine).
Chez la femme, les phéromones peuvent être sécrétées dans la sueur apocrine axillaire, mamelonnaire et périnéale, et dans les sécrétions vaginales produite par les glandes atriales et de Skene (chaînes courtes d’acide gras).
Des expériences en imagerie cérébrale chez des femmes et des hommes homosexuels ont mis en évidence une activation dans l’hypothalamus antérieur. Ces résultats indiquent que des phéromones sont détectées et que le signal est transmis jusqu’à l’hypothalamus. Mais ces résultats ne permettent pas de savoir : 1) si l’effet des phéromones est inné ou acquis, et 2) quels sont les effets, en particulier émotionnels et comportementaux, de ces phéromones.
Dans l’espèce humaine, les effets les plus significatifs des phéromones sont physiologiques, comme par exemple la synchronisation des cycles menstruels des femmes qui vivent en communauté.
Les études comportementales montrent quelques effets émotionnels, mais quasiment aucun effet comportemental. Par exemple, par rapport à la sexualité, aucune des molécules testées n’a induit ou déclenché un comportement sexuel. Les résultats les plus intéressants concernent l’exposition aux androgènes, mais avec des résultats extrêmement contradictoires. On a ainsi montré que l’exposition expérimentale à l’androsténol augmente chez les femmes la durée de leur contact social avec les hommes. La molécule ne provoque pas le comportement de reproduction, mais elle permet de l’initier en favorisant le rapprochement hétérosexuel.
Mais d’autres expériences ont montré que l’androsténone induit au contraire, chez les femmes, des réactions émotionnelles négatives envers les hommes, que les hommes produisent simultanément les deux molécules, et que l’effet olfactif de l’androsténone est plus fort que celui de l’androsténol : l’effet global, en situation « naturelle », devrait alors être répulsif.
En conclusion de toutes ces données, l’effet des phéromones est faible dans l’espèce humaine, et il est surtout physiologique. Au cours de l’évolution, les phéromones ont été remplacées par les récompenses / renforcements, et le comportement de reproduction est devenu un comportement érotique.
Chez les mammifères, la diminution de l’importance des phéromones depuis les rongeurs jusqu’à l’Homme est cohérente avec la réalité neuroanatomique : chez les rongeurs, les structures olfactives représentent un tiers du cerveau, tandis que chez l’Homme elles ne représentent plus que quelques pour-cent ; l’essentiel du cerveau humain, les trois quarts, est dédié aux fonctions cognitives.
Les phéromones humaines
jan 21
C’est bien connu, lorsque l’on est amoureux, on a souvent « la tête » ailleurs ! Or c’est aujourd’hui prouvé : la simple vision d’une femme attirante empêche les hommes de réfléchir normalement. Et ces demoiselles seraient de véritables droguées de l’amour ! Le cœur a ses raisons, que la raison n’entend pas…
Quand deux personnes ressentent une attirance l’une envers l’autre, et qu’elles sont disposées à entrer en relation, une réaction chimique entre en scène ! L’odorat perçoit les phéromones de l’autre, la phényléthylamine se répand à votre cerveau et la dopamine agit. C’est alors que l’on peut dire qu’on « tombe en amour » jusqu’à ce que de l’ocytocine et de l’endorphine prennent place et transforment ce coup de foudre en attachement et affection. Les phéromones sont des glandes situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans les aines. Elles ne sont pas senties par l’odorat, mais par un autre sens, l’organe voméronasal, cet organe connu depuis longtemps chez l’animal, mais méconnu chez l’humain. Des études avancent que la sueur de l’homme et les sécrétions vaginales de la femme sont les principales sources de phéromones sexuelles, perçues positivement s’il y a attirance, et négativement si absence de compatibilité amoureuse. Pour ce qui est de la phényléthylamine, c’est le même effet produit par une surdose de chocolat ! Elle peut amener à l’hyperactivité, semblable aux effets de certaines drogues. Tomber en amour, c’est vraiment physique !
Pour que la machine amoureuse se mette en route, elle a besoin de trois types d’hormones :
Les phéromones Ce sont des odeurs –que l’on sent plus ou moins, selon ta proximité avec l’être visé- qui sont produites par les glandes situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans l’aine. Elles forment une sorte de carte d’identité olfactive personnelle et unique qui attire certaines personnes et en éloigne d’autres. Ça agit à distance !
La phényléthylamine C’est une amphétamine naturelle produite par le cerveau qui déclenche des sensations de joie, d’excitation et d’euphorie. (On a la trouve aussi en faible quantité dans le chocolat, d’où sa réputation d’antidépresseur.)
Les endorphines, le cerveau ne peut en avoir de trop. Après la phase coup de foudre, il passe à un truc plus soft : les endorphines. C’est une sorte d’opiacé qui met un coup de frein à la passion et plonge le cerveau dans l’état d’ivresse raisonnable de l’attachement. 
Par ailleurs, 2 neurologues de Londres ont pu découvrir les effets de l’amour sur le cerveau à l’aide d’un scanner à résonance magnétique.
Menée à l’aide d’un scanner IRM (imagerie par résonance magnétique) par une équipe dirigée par l’anthropologue Helen Fisher, l’étude révèle que la passion serait active dans une zone cérébrale située à l’opposé de celle sensible à la beauté physique.
De plus, selon des chercheurs new-yorkais, les femmes seraient de véritables droguées de l’amour ! En effet, ils ont étudié le fonctionnement du cerveau amoureux. Pour cela, les scientifiques ont recruté des étudiants qui débutaient une histoire d’amour. Ils les ont alors placés dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique, tout en leur montrant des photos de l’être aimé ou de proches « neutres ». Ils ont alors observé quelles zones du cerveau était activées par l’image du partenaire. Et là, surprise : l’amour « allume » des parties du centre des émotions, impliquées dans les systèmes de plaisir et de récompense. En clair, ce sont les mêmes zones qui sont activées par la prise de drogue. Or les scientifiques ont observé que ce phénomène était particulièrement fort chez les femmes.
Cerveau homme femme
nov 23
Les nombreuses recherchent contemporaines en neurosciences confirment ainsi et précisent certaines données traditionnelles bien connues. Elles orientent en outre le travail quotidien en psychothérapie (ou en counseling) ainsi, bien entendu, que le travail d’accompagnement de couples :

Voici maintenant, pour terminer ce bref exposé, quelques exemples concrets de l’impact des neurosciences. Elles encouragent ainsi les psychothérapeutes à :
• Écouter patiemment une femme qui se plaint, plutôt que tenter de l’aider à résoudre ses problèmes (at-titude du mâle, trop orientée vers l’action : au lieu de la « materner », il devient son « père » !) ;
• Souligner à la femme l’importance érotique du regard chez l’homme ;
• Souligner à l’homme l’importance de l’ambiance sonore et olfactive pour sa compagne, l’effet éroti-que de la musique et de la voix, la richesse du partage par la parole ;
• Stimuler les malades : ils guérissent plus vite lorsqu’ils sont près d’une fenêtre, (ouverte sur le monde) et , stimuler les personnes âgées (une retraite passive induit un vieillissement rapide) ;
• Exploiter en psychothérapie les liens intimes et réciproques entre les deux pulsions fondamentales : sexualité et agressivité (gérés notamment par l’hypothalamus et par la testostérone) ;
• Traiter avec prudence les souvenirs d’abus sexuels de la première enfance : en effet, le souvenir d’une scène, qu’elle soit réelle ou imaginaire, présente la même localisation cérébrale et génère les mêmes processus mentaux (40 % de faux souvenirs — inconsciemment reconstruits, à partir de craintes ou de désirs). • Mobiliser les lobes frontaux, siège de la responsabilité et de l’autonomie (dire « non ») — d’où la richesse de la thérapie paradoxale. Enfin, quelques remarques et rappels :
• Faire l’amour accélère la cicatrisation des plaies (testostérone) ;
• Les thérapies psychocorporelles permettent de mobiliser les circuits neurologiques : mouvement > cerveau droit > zones limbiques > émotion > inscription (encodage durable) > thérapies verbales ;
• Une émotion est nécessaire pour mémoriser ; une verbalisation après coup permettra le rap-pel ultérieur du souvenir ; • La mémorisation à long terme s’effectue, en grande partie, pendant le rêve : d’où, en cas de traumatisme psychique (attentat, viol, catastrophe), l’intérêt d’un debriefing en urgence, avant le premier rêve ;
• On déplore 10 fois plus de tentatives de suicide chez les femmes (elles expriment leur émotion) mais un taux élevé de suicides réussis chez les hommes (mise en action) ;
• Les femmes parlent sans réfléchir ! Les hommes agissent sans réfléchir ! • Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations, a du mal à se concentrer sur son travail ; un homme qui n’est pas heureux dans son travail, a du mal à se concentrer sur ses relations.
• La femme a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité ; l’homme a besoin de sexualité pour apprécier l’intimité. Finalement, il est indispensable de se tenir au courant des recherches en neurosciences et en génétique — qui sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Quoi qu’on en dise parfois, il n’est pas indifférent en thérapie, qu’un homme reçoive une femme — ou qu’une femme reçoive un homme.
Notre perception du monde est, en effet, fort différente… mais agréablement complémentaire !
Au XIXe siècle, les anthropologues sont pris de passion pour le cerveau, cet organe jusqu’à lors totalement méconnu. Refuge de l’âme, son poids est considéré comme le reflet de l’intelligence.

Donc pour avoir une bonne idée de qui est le plus rusé, certains, comme le célèbre Paul Broca, se lancent dans des études métriques. Ainsi, en 1861, Broca analyse 432 cerveaux. Rappelons qu’à cette époque la mode est à léguer cet organe suprême à la science. Il les pèse donc de deux manières : soit directement une fois prélevés, soit en remplissant les boîtes crâniennes avec de la grenaille. Quoi qu’il en soit, c’est rapidement qu’il réussit à confirmer ce qu’il pense déjà : les femmes sont bien moins intelligentes que les hommes.
C’est dit. Mais, rappelons tout de même que les femmes sont bien moins grandes que les hommes et que ce seul fait peut justifier un cerveau plus léger. Oui, mais au XIXe, il est clairement admis que la femme est nettement inférieure sur le plan intellectuel.
Le temps a passé depuis Broca et ses collègues anthropologues et la science a évolué. Avec elle, les techniques d’imagerie médicale comme les IRM, qui sont aujourd’hui une méthode fiable, du moins plus que de calculer le volume de plomb rentrant dans un crâne. En 2001, les résultats sont tombés. Le cerveau de l’homme a un volume moyen de 1113 centimètres cube et celui de la femme atteint les 1022. Même rapporté à taille égale, le cerveau de l’homme demeure plus gros. Alors oui, l’homme a un cerveau plus volumineux. Simple reflet de ce dimorphisme sexuel qui caractérise presque tous les animaux et auquel nous n’échappons pas.
Attention tout de même à ne pas tout confondre. Oui la femme a un cerveau plus « petit », mais est-elle moins performante intellectuellement pour autant ? Cela revient à se demander s’il y a un lien entre gros cerveau et grande intelligence, entre la taille de l’organe cérébral et les capacités intellectuelles. Et bien, il n’y a aucun rapport entre les deux. Mieux avoir une tête bien faite qu’une tête bien pleine comme on dit.
La preuve que ce n’est pas le poids du cerveau qui conditionne la grandeur de l’intelligence. On le sait aujourd’hui mais pour les plus difficiles à convaincre, voilà quelques exemples.
Au XIXe, nous l’avons vu, les anthropologues sont clairement à la mode avec leurs mesures métriques, du crâne et du cerveau. Pas étonnant alors que certains grands intellectuels lèguent à la science leur splendide cortex pour études. Et les résultats contredisent les a priori de Paul Broca. Ainsi, le cerveau d’Anatole France ne pèse qu’un kilogramme, alors que le poids moyen du cerveau est estimé à 1, 350 kg. Et le poids du cerveau du célèbre Albert Einstein est de 10% inférieur à cette moyenne.
Pour résumer : ce n’est pas le poids du cerveau qui fait le génie. Les femmes n’ont donc pas à rougir de leur capacité cérébrale, légèrement inférieure à celle des hommes.
Parler, compter, se repérer dans l’espace… Autant d’aptitudes qu’on juge souvent séparer hommes et femmes. Ces différences ont-elles une réalité scientifique ? S’observent-elles dans le cerveau ?

La sexualisation du cerveau s’opère au cours de la vie fœtale. C’est le sexe qui détermine alors la formation de certains circuits neuronaux qui jouent un rôle majeur, bien plus tard, dans la physiologie des fonctions reproductives.
Les hommes ont un cerveau plus gros que les femmes. En sont-ils plus intelligents pour autant ? Longtemps, les scientifiques ont pensé que la taille du cerveau était directement liée aux capacités intellectuelles. Totalement faux.
Nos hormones et nos comportements sexuels sont, entre autres, contrôlés par le cerveau. Résultat ou cause de la reproduction sexuée, peu importe. Ici, l’intérêt réside dans le fait que très tôt, au stade embryonnaire, notre cerveau reçoit différentes hormones sexuelles. En cela seulement il est un organe sexué.
Un sexe génétique et hormonal
Aux premiers stades du développement, le sexe de l’embryon est marqué, du moins génétiquement. Rappelez-vous la fameuse différence : les femmes ont deux chromosomes X alors que les hommes ont un chromosome X et un chromosome Y. Cette différence génétique est à l’origine de la formation des organes sexuels qui très tôt sont fonctionnels. Ainsi, ils produisent rapidement des hormones femelles ou mâles. Sécrétées dans le sang, elles arrivent au cerveau du fœtus et donc agissent sur sa formation. Ainsi, les hormones sexuelles participent à la construction du cerveau, en influant sur l’établissement de divers circuits de neurones. En cela, et en cela seulement, nous pouvons parler de la sexualisation du cerveau.
Endorphines et plaisir
oct 16
Les effets de la sécrétion d’endorphines
Les effets des endorphines

Les endorphines ont des effets connus sur l’organisme. Comme les opiacées, elles permettent naturellement de réguler et d’atténuer la douleur notamment dans la pratique intensive d’un sport. Les endorphines jouent également un rôle dans la réduction du stress notamment par le contrôle de la respiration. Les endorphines sont également impliquées dans le contrôle du transit gastro-intestinal. Elles provoquent les sensations de plaisir poussant à l’euphorie ou l’hallucination. Les endorphines sont aussi à la base du sentiment amoureux durable et de la rêverie éveillée. Plus les situations sont stressantes ou physiquement difficiles et plus la production s’intensifie. Certains marathoniens parlent ainsi d’extase et de grande euphorie lorsque les doses massives d’endorphines sont produites par le corps dans l’effort. L’effet lors des pointes de production ressemble très fortement à celui procuré par la prise de drogue. La pratique régulière d’un sport et la production d’endorphines qu’elle implique peut aider les personnes accros au tabac ou à l’alcool à mieux faire face aux manques.
Des effets secondaires rares
En surdose, la production massive d’endorphines par le corps peut entrainer quelques effets secondaires parfois gênants mais toujours ponctuels comme des vertiges, des vomissements, une somnolence… Certains effets beaucoup plus rares ont été rapportés comme l’euphorie et son inverse dépressif, les hallucinations, une confusion mentale, des maux de tête, des démangeaisons…
En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à cinq fois la quantité normale.
Euphorique
Cet état particulier est décrit par les sportifs comme un moment d’euphorie, de spiritualité, de puissance, de grâce, de déplacement sans effort, de vision momentanée de la perfection, de flottement dans l’irréel. Les coureurs de fond parlent d’extase . Cet état persiste après l’arrêt
Anxiolytique
L’effet anxiolytique reconnu de la morphine s’applique également aux endorphines.Les sportifs réguliers sont moins sujets au stress que les non sportifs mais pour diminuer l’anxiété, l’exercice doit etre effectué à 70 % de sa fréquence cardiaque maximale, et ce pendant au moins vingt minutes
Débutant s’abstenir. Cet effet anxiolytique persiste pendant deux à six heures. Les endorphines ne sont cependant pas les seules impliquées. Il existe en effet d’autres neuromédiateurs, notamment la sérotonine, qui exercent également un rôle antidépresseur
Antalgique
Tout comme la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques dans les douleurs rebelles, les endorphines possèdent les mêmes propriétés. Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur. Elles élèvent le seuil de la douleur et cet effet dure quatre heures après leur sécrétion.En inhibant les douleurs d’origine musculaire ou tendineuse pendant l’effort, les sportifs peuvent maintenir leurs performances mais malheureusement certains signes de douleurs coronariennes ou d’infarctus peuvent également être masqués par cette libération d’endorphines, ce qui peut avoir de graves répercussions
Anti-fatigue
Pour permettre à l’organisme de s’adapter à cette situation de stress inhérent à l’activité physique intense, les endorphines modérent les fonctions cardiaque et respiratoire. Autrement dit, elles limitent l’essoufflement à l’effort et l’épuisement
Cerveau sport et endorphines
oct 15
Est-ce que les endorphines permettent d’expliquer le bien-être éprouvé en méditation ? Si par une pratique précise on peut fabriquer sa propre morphine à l’intérieur du corps, n’est-ce pas un gage d’autonomie par rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l’alcool jusqu’à cette dépendance fondamentale qui consiste à rechercher le bonheur à l’extérieur alors qu’il est déjà là, présent en nous ?

Les endorphines sont libérées par le cerveau, et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress, qu’il soit psychologique ou physique, mais de façon plus significative pendant et après l’exercice physique
Endorphine, l’hormone du bonheur
Cette morphine endogène (produite par l’organisme) possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées
Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang
Les limites du sport face à la dépression
Attention à ne pas attribuer des vertus illusoires ou illimitées à la pratique sportive
Le sport réduit les manifestations extérieures de la dépression légère ou modérée, notamment par la libération d’endorphines, mais il ne permet en aucun cas de faire l’économie d’une psychothérapie
Le sport et les médicaments ne sont qu’une béquille temporaire face à des conflits psychiques ou des manifestations d’angoisse dont les causes profondes ne peuvent éventuellement être identifiées que par une approche psycho-thérapeutique .
L’entretien psycho-thérapeutique avec un psychologue clinicien diplomé est une situation unique que nulle autre situation ( ou nul autre intervenant plus ou moins bien intentionné ) ne peut remplacer .
A quel moment les endorphines sont-elles sécrétées ?
La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’ arrêt de l’effort
Le taux d’endorphines est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique
Les sports d’endurance sont les plus endorphinogènes : le jogging, le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course) ; mais aussi l’aérobic, le step ; les activités à efforts fractionnés (interval training) l’athlé, le football, le rugby, le basket ou le handball
Il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines : il faut maintenir l’effort pendant une demi heure gardant un rythme dit confortable en endurance, c’est à dire supérieur à 60 % de ses capacités respiratoires. On doit être capable de tenir une conversation. L’usage d’un cardiofréquencemètre permet de rester parfaitement dans cette zone d’effort
Bien difficile d’admettre que le cerveau soit l’organe essentiel au plaisir et à la sexualité, et pourtant…
Notre comportement sexuel, en dehors de la procréation c’est-à-dire le fait d’engendrer, de « fabriquer » un être humain, n’est pas un phénomène essentiel à la survie de l’humanité. Néanmoins, et c’est indéniable, l’activité sexuelle possède une importance psychologique très importante.
C’est avant tout Sigmund Freud qui le premier a commencé à parler de l’importance (psychodynamique) de la relation entre le comportement humain et la sexualité. Il est donc intéressant, voire important, de tenter de comprendre les mécanismes qui permettent de réguler le comportement sexuel chez l’homme. D’emblée, sans dévoiler dans sa totalité les mécanismes, la réponse à cette question réside dans l’action des hormones et dans celui du cerveau.

De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout.
Le cerveau gère donc tout, du désir jusqu’au ressenti des stimulations, déterminant la réponse ou l’absence de réponse sexuelle. De plus en plus d’études en neuroimagerie renforcent cette théorie. L’une des premières a été publiée en 1992 dans la revue Archives of Sexual Behaviour par Beverly Whipple, célèbre sexologue de l’université du New Jersey (Etats-Unis).
Un mot, un regard, une voix, un parfum et le cerveau s’enflamme. Le désir sexuel peut être déclenché par des facteurs extérieurs qui affolent les cinq sens, mais aussi par des facteurs internes comme une émotion, la réminiscence de souvenirs agréables… Quels qu’ils soient, ces stimuli déclenchent sous le crâne une véritable tempête de neurotransmetteurs et d’hormones qui modifie le cerveau.
Le cerveau active deux voies simultanément : l’une instinctive, l’autre cognitive. Pour la première, «le réseau limbique (incluant notamment l’amygdale et hippocampe) est recruté, comme lors de nombreux comportements instinctuels (faim, soif…)». Deux structures profondes, la substance noire et l’aire tegmentale ventrale (ATV) sécrètent de la dopamine, un neuromédiateur qui va inonder le cerveau et créer une sensation plaisante. Ce réseau dopaminergique, pilier du désir.
L’importance de la dopamine dans la sexualité a été confirmée, chez l’homme comme chez la femme. En examinant l’ADN on constate qu’il existe une corrélation entre les variations du gène du récepteur de la dopamine appelé D4 et le désir sexuel. Plus les récepteurs D4 sont nombreux, plus le niveau de désir et l’excitation sexuelle sont élevés. Le désir sexuel aurait donc aussi une composante génétique.
L’autre substance qui rythme le désir sexuel féminin est, paradoxalement, une hormone masculine, la testostérone. On observe qu’une chute de testostérone – pour une raison ou une autre (ovarectomie, chimiothérapie) – entraîne immanquablement une chute du désir sexuel. Ce sont notamment les ovaires, aux ordres de l’hypothalamus, qui produisent cette hormone à un dosage supérieur aux oestrogènes qui, avec la progestérone, sont les hormones typiquement féminines.
