Archive pour catégorie Anatomie du cerveau

Cerveau gauche et cerveau droit

Pourquoi ces différences ?

Les chercheurs expliquent ces nombreuses différences biologiques fondamentales entre hommes et femmes par la sélection naturelle tout au long de plus d’un million d’années de l’évolution de l’espèce humaine.

cerveau

Cette évolution adaptative aurait modelé nos cerveaux et nos organes des sens, à travers l’action conjuguée des hormones et des neurotransmetteurs :

• L’homme s’est adapté à la chasse sur de grands espaces (ainsi qu’à la guerre entre clans et tribus) impliquant une poursuite muette du gibier pendant plusieurs jours, puis le retour vers la grotte (sens de l’orientation).

Peu d’échanges verbaux : on a calculé, qu’au cours de toute sa vie, un homme préhistorique n’avait rencontré que 150 personnes environ.

• Le cerveau de la femme, pendant ce temps, s’est adapté à l’élevage de sa progéniture et au partage verbal, dans le cadre restreint de la grotte ;
Ainsi, sur le plan biologique, les hommes sont programmés pour la compétition, les femmes pour la coopération.

On voit que l’accompagnement psychothérapeutique de personnes en difficulté est une tâche biologiquement féminine!

Ces orientations seraient donc liées à la biologie (hormones et neurotransmetteurs). Elles se constituent dès les premières semaines de la vie intra-utérine et sont relativement peu conditionnées par l’éducation ou la culture.

Hérédité et acquis

En chiffres arrondis, les chercheurs considèrent aujourd’hui que notre caractère est :

 pour 1/3 héréditaire : chromosomes du noyau de la cellule + hérédité mitochondriale provenant de la mère ;

 pour 1/3 congénital, acquis notamment pendant les toutes premières semaines de la vie intra-utérine ; l’embryon est féminin pendant les premiers jours, et la masculinité est une lente conquête, hormonale et éducative. Ainsi, la fille n’est pas un garçon qui a perdu son pénis (comme le supposait Freud), mais le garçon est une fille qui a gagné un pénis. (L’envie de pénis est une hypothèse non vérifiée par l’expérience : ainsi, chez les transsexuels, on trouve cinq fois plus d’hommes désirant devenir une femme, que de femmes voulant devenir un homme…).

Pendant la guerre, il naît deux fois plus d’homosexuels mâles (stress de la mère perturbant son équilibre hormonal intra-utérin).

Les parts héréditaire et congénitale semblent importantes : ainsi, chez les vrais jumeaux garçons, si l’un est homosexuel, l’autre l’est aussi dans 50 à 65 % des cas ;
chez les faux jumeaux, on ne le constate que dans 25 à 30 % des cas, soit deux fois moins souvent — mais cependant 5 fois plus que dans la population générale.

Ainsi, on pourrait prédire l’homosexualité dès l’âge de 1 à 2 ans dans de nombreux cas,  pour 1/3 acquis : bain culturel, éducation, exercice ou entraînement, circonstances fortuites… ou psychothérapie!

D’une manière plus générale, la corrélation globale des traits de caractère serait :
 d’environ : 50 % pour les vrais jumeaux (hérédité);(16) 
• 25 % chez les faux jumeaux (bain hormonal in utero) ; 
• 10 % chez des frères et sœurs (éducation) ;
 et proche de 0 % chez des personnes étrangères.

Pour de nombreuses aptitudes ou prédispositions — telles que l’intelligence, le don pour la musique, le sport, et même l’optimisme  — on retrouverait ces trois tiers (héréditaire, acquis in utero, acquis pendant la vie), dans des proportions d’ailleurs légèrement variables.

Selon que l’on ait hérité de gênes pessimistes ou optimistes, on pourrait formuler les résultats de ces recherches de diverses manières :  « notre caractère est prédéterminé dès la naissance aux 2/3 environ » 
 ou bien : « notre caractère se construit aux 2/3 pendant la vie, à partir de la conception »…

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Cerveau gauche et cerveau droit

cerveau

Tous les chercheurs en neurosciences sont d’accord aujourd’hui pour considérer que :
• le cerveau gauche est plus développé chez les femmes
• et le cerveau droit, chez les hommes — contrairement à ce que pense encore le grand public et cela sous l’influence directe des hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes, etc.). 

Ainsi, la femme est plus portée sur le partage verbal et la communication, tandis que l’homme est centré sur l’action et la compétition.

Par ex., dès l’école maternelle, sur 50 minutes de classe, les filles parlent 15 min et les garçons, 4 min — soit 4 fois moins. Tandis que les garçons sont turbulents 10 fois plus (5 min au lieu de 30 sec).
À l’âge de 9 ans, les filles présentent, en moyenne, 18 mois d’avance verbale sur les garçons. À l’âge adulte, les femmes téléphonent en moyenne, 20 min par appel… contre 6 min pour les hommes.

La femme a besoin de partager ses idées, ses sentiments, ses émotions, tandis que l’homme contrôle et retient les siens : il transmet des informations et cherche des solutions… et la femme ne se sent pas « écoutée » !

En résumé, la femme est moins émotive mais elle s’exprime davantage alors que l’homme est, en réalité plus émotif, mais il n’exprime pas ses émotions — ce qu’il importe de ne jamais perdre de vue, tant dans la vie conjugale qu’en psychothérapie.

cortex

L’orientation

• La femme est orientée dans le temps (cerveau gauche) ; 
• L’homme est orienté dans l’espace (cerveau droit) : l’avantage des hommes dans les tests de rotation spatiale à trois dimensions est spectaculaire, dès l’enfance  .
• La femme « se repère » d’après des objets et des signes concrets : l’avantage des femmes dans les tests de remémoration et dénomination d’objets est très net.
• L’homme s’oriente dans une direction abstraite : il peut « couper par un raccourci », pour retrouver sa voiture ou son hôtel.

Les organes des sens

Globalement, la femme est beaucoup plus sensible :

• Son ouïe est plus développée (d’où l’importance des mots doux, du timbre de la voix, de la musique)

• Son sens du toucher : les femmes possèdent jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact ; l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient leur besoin de toucher et d’être touchées ;

• Son olfaction est plus fine : jusqu’à 100 fois, à certaines périodes du cycle.
• Son OVN (organe voméro-nasal, véritable sixième sens chimique et relationnel) perçoit les phéromones — qui traduisent plusieurs formes d’émotions : désir sexuel, colère, crainte, tristesse…Il serait aussi plus sensible chez les femmes (serait-ce là ce qu’on appelle « l’intuition »).

• Quant à la vue, elle est davantage développée — et érotisée — chez l’homme (d’où son intérêt et son excitation par les vêtements, le maquillage, les bijoux, l’érotisation du nu, son attirance pour les revues pornos…). Cependant, la femme dispose d’une meilleure mémoire visuelle (reconnaissance des visages et rangement des objets).

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Neurones et influx nerveux

Les connexions qui font du cerveau un organe « câblé » sont rendues possibles par les prolongements de ses neurones. Ces axones peuvent être distribués de manière diffuse ou se rassembler en faisceaux qui forment la substance blanche du cerveau.

L’influx nerveux ne rencontre jamais de « cul-de-sac » dans le cerveau; son point d’arrivée dans une région est toujours un point de départ potentiel vers d’autres neurones. Cet assemblage de milliards de circuits qui se bouclent sur eux-mêmes fait qu’il est très difficile d’avoir des « pensées entièrement rationnelles » ou des « émotions pures ».

neurone

Le neurone est un type de cellule constituant l’unité fonctionnelle du système nerveux. Les neurones sont 10 ‡ 50 fois moins nombreux que les cellules gliales, seconds composants du tissu nerveux assurant plusieurs fonctions dont le soutien et la nutrition des neurones.

On estime que le cerveau humain comprend environ 100 milliards (1011) de neurones. Les neurones assurent la transmission d’un signal que l’on nomme influx nerveux.

* Le neurone est composé d’un corps appelé péricaryon ou corps cellulaire ou encore soma, et de deux types de prolongements : l’axone qui conduit ´ l’influx nerveux ª (ou potentiel d’action) de manière centrifuge, et le ou les dendrites. La morphologie, la localisation et le nombre de ces prolongements, ainsi que la forme du soma, varient et contribuent ‡ définir différentes familles morphologiques de neurones. Par exemple, il existe des neurones unipolaires ou multipolaires.

* Le diamètre du corps des neurones varie selon leur type, de 5 ‡ 120 ºm. Il contient le noyau, bloqué en interphase et donc incapable de se diviser, et le cytoplasme. On trouve dans le cytoplasme le réticulum endoplasmique rugueux (formant les corps de Nissl des histologistes), les appareils de Golgi, des mitochondries et des neurofilaments qui se regroupent en faisceau pour former des neurofibrilles.

* Les prolongements sont de deux types : l’axone, unique, et les dendrites.
o L’axone (ou fibre nerveuse) a un diamËtre compris entre 1 et 15 ºm, sa longueur varie d’un millimètre à plus d’un mètre.

. Il est également appelé zone gachette car il participe à la genèse du potentiel d’action. Il décrit un trajet plus ou moins long avant de se terminer en se ramifiant (c’est l’arborisation terminale). Cependant, s’observent aussi des ´ enfilades ª de renflements synaptiques sur un mÍme segment axoxal constituant des synapes en passant. Chaque ramification se termine par un renflement, le bouton terminal ou bouton synaptique. La membrane plasmique de l’axone, ou axolemme, contient l’axoplasmeen continuité avec le cytoplasme du péricaryon. Il est constitué de neurofilaments, de microtubules et de microvésicules (celles-ci sont produites par le réticulum endoplasmique rugueux et les appareils de Golgi). Certains axones sont recouverts d’une gaine de myéline, formée par des cellules gliales, les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique, et les oligodendrocytes dans le système nerveux central. On estime qu’ environ 1 axone sur trois est recouvert de myéline (le recouvrement est en fait discontinu, séparé par les noeuds de Ranvier) lesquels sont isolés par des astrocytes. Le recouvrement de l’axone par la myéline permet une plus grande vitesse de passage de l’information nerveuse.
o Les dendrites sont nombreuses (environ 100 000), courtes et très ramifiées dès leur origine. Elles sont parfois recouvertes d’épines dendritiques. Contrairement à l’axone, elles ne contiennent pas de microvésicules permettant la transmission de l’information à l’extérieur du neurone. La dendrite conduit l’influx nerveux, induit ‡ son extrèmité, jusqu’au péricaryon : c’est un prolongement affèrent.

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Du cerveau reptilien au cortex cerebral

Le cerveau humain est constitué de trois cerveaux, qui sont reliés entre eux, il comporte:

cerveau
•    Le cerveau reptilien dont les structures philogénétiquement (au cours de l’évolution des espèces) sont les plus anciennes. Il s’agit essentiellement de la majeure partie du tronc cérébral et plus particulièrement la réticulée (ayant un rôle dans la vigilance) ainsi que les noyaux gris centraux (rôle dans la motricité). Les noyaux gris sont appelés ganglions de la base par les anglo-saxons. La particularité du cerveau reptilien est sa richesse en récepteurs opiacés et opioïdes que certains ont appelé morphine endogène (endogenous morphines). Il s’agit plus précisément de peptides (brin de protéines) morphino-mimétiques, peptides opiacés ou opioïdes. Ces protéines sont constituées d’acides aminés élaborées par le cerveau et ont la capacité de se fixer sur les récepteurs cellulaires morphiniques de certaines structures cérébrales. Ceci aboutit à une action sédative de la douleur qu’il est possible de comparer à celle de la morphine. Ces substances sont les enképhalines et les endorphines. Le deuxième type de substance rencontrée à l’intérieur du cerveau reptilien est la dopamine ayant pour rôle essentiel de protéger l’espèce (se nourrir, se défendre) et de contrôler les comportements nécessaires aux besoins de base.
•    Le cerveau paléomammalien ou deuxième cerveau, appelé cerveau mammifère, entoure le précédent à la manière d’un anneau où si on préfère d’un limbe d’où son nom de système limbique. Il est situé à la face interne des hémisphères cérébraux. Le système limbique intervient essentiellement dans la régulation des comportements et l’instinct. Il joue également un rôle en ce qui concerne les émotions et la mémoire.
•    Le cerveau néomammalien est situé au-dessus du cerveau reptilien et limbique et se déploie à travers les hémisphères cérébraux qui est recouvert d’un manteau : le cortex cérébral. Le rôle de cette partie du cerveau est de gérer les informations qui proviennent de l’environnement. Le cerveau néomammalien adapte également les actions et permet de déployer les fonctions cognitives (langage, anticipation, planification, humanisation etc.).

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Le cerveau tel qu’il est

Anatomie du cerveau

meninges

Vue d’ensemble d’un cerveau humain sur une Imagerie par résonance magnétique
L’encéphale se compose, de bas en haut:
Le tronc cérébral, qui se situe dans le prolongement de la moelle épinière et qui comporte, successivement, le bulbe rachidien (ou medulla oblongata), la protubérance (pons ou Pont de Varolle) et le mésencéphale;
Le cervelet, situé en arrière du tronc cérébral et le cerveau, proprement dit, comprenant une région centrale, le diencéphale (hypothalamus, sous-thalamus, thalamus, épithalamus), et le télencéphale (striatum, hémisphères cérébraux).
Par ailleurs, les circonvolutions apparaissent, et permettent d’augmenter la surface de la substance grise en périphérie du cerveau. Cette substance est constituée du corps cellulaire des neurones, c’est-à-dire là où sont reçues, traitées et intégrées les informations électriques, avant d’émettre une réponse. La substance blanche, elle, est composée de fibres nerveuses : c’est-à-dire d’axones de neurones, qui se dirigent vers leur destination dans le cerveau, ou le reste du corps. Sa couleur blanche est due aux gaines de myéline entourant les axones neuronaux.
Exemple : le faisceau pyramidal est composé des fibres qui vont commander les muscles et permettre la motricité volontaire. Ce faisceau est originaire de la substance grise corticale des régions frontales du cerveau (partie antérieure du cerveau), puis il chemine dans le cerveau, le tronc cérébral, la moelle épinière, où il donne régulièrement des nerfs composés de certaines de ses fibres, vers les muscles du corps.
On retrouve aussi de la substance grise dans les noyaux gris centraux, qui sont des petites formations grossièrement ovoïdes, qui se trouvent au plus profond du cerveau et qui gèrent certaines fonctions vitales, ainsi que la mémoire.
Les méninges sont les enveloppes de tissus qui se trouvent entre le crâne osseux et le cerveau. Elles sont composées de la dure-mère (tout contre le crâne), de l’arachnoïde, et de la pie-mère (qui tapisse très intimement Anatomie du cerveau).

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Fonctions et anatomie du cerveau

Les fonctions du cerveau

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Le cerveau des vertébrés reçoit des signaux par les nerfs afférents (c’est-à-dire que leurs informations « remontent » vers le cerveau. C’est le cas des nerfs sensitifs, qui acheminent les sensations, par exemple la douleur : de la peau au cerveau) de la part de chaque portion du corps; il reçoit ce signal, l’interprète, et en tire une réponse fondée sur l’intégration des signaux électriques reçus, puis la transmet.
Ce jeu de réception et d’émission de signaux (après leur intégration) représente la fonction majeure du cerveau, qui explique à la fois les sensations, le mouvement, la mémoire et aussi la conscience.
Les activités cognitives supérieures (l’intelligence, la réflexion) se déroulent dans les parties les plus antérieures du cerveau : les lobes frontaux (droit et gauche), particulièrement par leurs interactions avec le système limbique (thalamus, hippocampe cerveau), qui appartiennent aux noyaux gris centraux.

Anatomie du cerveau
Le cerveau a aussi un rôle de production hormonale, à partir de l’hypophyse, de l’hypothalamus, de l’épiphyse en particulier (trois petites régions situées à la base du cerveau impliquée dans la gestion des autres hormones)
Ainsi, par le rôle central qu’il exerce dans la captation des stimuli externes, le cerveau occupe le rôle central de création des réactions à l’environnement. La faim, la peur, le danger, la douleur, le besoin d’uriner, etc. sont des stimulations dont le but terminal se situe dans des zones spécialisées du cerveau, qui y analyse l’information, avant de donner la réponse appropriée.
En revanche, le cerveau n’est pas responsable de mouvements réflexes comme par exemple le fait d’enlever notre main immédiatement lorsqu’elle entre en contact avec une surface brûlante. C’est de la moelle épinière, non du cerveau, que proviennent ces mouvements réflexes.

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