Les différentes techniques d’imagerie médicale
Suivant les techniques utilisées, les examens d’imagerie médicale permettent d’obtenir des informations sur l’anatomie des organes (leur taille, leur volume, leur localisation, la forme d’une éventuelle lésion, etc.) ou sur leur fonctionnement (leur physiologie, leur métabolisme, etc.). Dans le premier cas on parle d’imagerie structurelle et dans le second d’imagerie fonctionnelle.
Parmi les méthodes d’imagerie structurelles les plus couramment employées en médecine, on peut citer d’une part les méthodes tomographiques basées soit sur les rayons X (radiologie conventionnelle, tomodensitomètre ou CT-scan, angiographie, …) soit sur la résonance magnétique (IRM), les méthodes échographiques (qui utilisent les ultra-sons), et enfin les méthodes optiques (qui utilisent les rayons lumineux).

Les méthodes d’imagerie fonctionnelles sont aussi très variées. Elles regroupent les techniques de médecine nucléaire (TEP, TEMP) basés sur l’émission de rayons gamma par des traceurs radioactifs qui, après injection, se concentrent dans les régions d’intense activité métabolique, les techniques électrophysiologiques qui mesurent les modifications de l’état électrochimique des tissus (en particulier en lien avec l’activité nerveuse) ou encore les mesures thermographiques.
Ces différents types de techniques sont souvent employés de façon complémentaire parfois même au sein d’un même système d’imagerie qui permet alors des acquisitions multimodales, simultanées ou non.
Les champs magnétiques
•    Imagerie par résonance magnétique (IRM), utilisant l’effet d’un champ magnétique intense sur le spin des protons. C’est un procédé tomographique, permettant d’obtenir des « coupes virtuelles » du corps suivant trois plans de l’espace (coupe sagittale, coupe coronale et coupe axiale). En fonction des paramètres choisis, l’IRM permet d’obtenir des images très contrastées de certains tissus en fonction de leurs propriétés histologiques. C’est donc un outil particulièrement utilisé en imagerie cérébrale. Les examens IRM sont considérés à ce jour sans risque sur l’organisme. Cependant, tout objet ferromagnétique, sensible au champ magnétique (piercing, pacemaker, certaines prothèses, etc.), est dangereux.
•    La magnétoencéphalographie (MEG) est une technique de mesure des faibles champs magnétiques induits par l’activité électrique des neurones du cerveau. Contrairement à l’IRM, elle ne repose pas sur l’aimantation préalable des tissus. Par conséquent, la présence d’objet magnétique ne pose aucun risque.
•    La magnétocardiographie est une technique très analogue à la précédente qui consiste à mesurer les champs magnétiques induits par l’activité électrique des cellules du muscle cardiaque au niveau du torse. Elle n’est que très peu utilisée.

La radioactivité
Les techniques de scintigraphie nucléaire reposent sur l’utilisation d’un traceur radioactif qui émet des rayonnements détectables par les appareils de mesure. Ces molécules radiopharmaceutiques sont choisies pour se fixer préférentiellement sur certaines cellules selon le type de diagnostic voulu. Un traitement informatique des données permet ensuite de reconstituer l’origine spatiale de ces rayonnements et de déduire les régions du corps où le traceur s’est concentré. L’image obtenue est le plus souvent une projection mais on peut obtenir une coupe ou une reconstruction 3D de la répartition du traceur.
•    Tomographie d’émission monophotonique (TEMP ou SPECT) : elle utilise l’émission de photons gamma par une molécule marquée par un isotope radioactif injecté dans l’organisme.
•    Tomographie à émission de positon (TEP ou PET) : elle utilise le plus souvent du sucre (un analogue du glucose) marqué par un corps radioactif émettant des positons (e.g., Fluor 18), et permet alors de voir les cellules à fort métabolisme (ex : cellules cancéreuses, infection…).
La TEP permet en général d’obtenir des images de meilleure qualité que la TEMP. Toutefois, le nombre et la disponibilité des radiopharmaceutiques utilisables en TEMP ainsi que le coût modéré des gamma caméras compensent ce défaut.

Tags: , , , ,