Archives pour octobre, 2009

Evolution du cortex

Évolution et développement du cortex
Évolution phylogénique

cortex

Le cortex a subi une longue évolution depuis son apparition chez les premiers craniates ou leurs ancêtres. On distingue chez les mammifères le néocortex, aussi appelé néopallium et l’allocortex lui-même subdivisé en paléocortex (ou paléopallium) et archicortex (ou archipallium). L’archicortex est le plus ancien, il existe déjà chez les poissons dans le rhinencéphale, structure responsable du traitement des sensations olfactives. Chez l’être humain, on le trouve dans des structures très anciennes telles que l’hippocampe (cerveau) et le gyrus dentelé. Le paléocortex est plus récent. Il est bien représenté chez les reptiles où il atteint son développement maximum, mais il est encore présent chez les mammifères dans des structures anciennes telles que les noyaux gris centraux ou le rhinencéphale. Le néocortex est phylogéniquement le plus récent. Existant à l’état d’ébauche chez les reptiles. Il s’agît d’une couche superficielle lisse et peu développée chez les oiseaux, même si c’est le centre de l’intelligence et de l’apprentissage. Il va faire l’objet d’une croissance chez les mammifères au point de repousser l’allocortex dans des zones réduites. C’est chez l’homme qu’il atteint son développement maximum, constituant 80 % des neurones du système nerveux central.
Le cortex moderne des mammifères dérive du rhinencéphale des poissons. Le fait que l’ancienne structure olfactive des poissons ait donné naissance aux hémisphères cérébraux refléte l’importance qu’avait l’olfaction chez les premiers mammifères et qu’elle possède encore aujourd’hui pour beaucoup d’entre-eux. Une hypothèse informelle suggère que cela pourrait être dû à l’absence d’informations portées par les sensations olfactives. Alors que les signaux auditifs peuvent par eux-mêmes fournir des informations sur la taille, la position et le mouvement des autres animaux, ce n’est pas le cas des signaux olfactifs. Pour être utiles, ils doivent être associés à des traces mnésiques qui les mettent en relation avec des souvenirs visuels ou auditifs, d’autant que les premiers mammifères étaient vraisemblablement des animaux nocturnes de la taille d’une souris. Les hémisphères cérébraux se sont donc développées et ont reçu des afférences visuelles, auditives et somatiques en vu d’intègrer toutes ces informations avec les signaux olfactifs. Ceci n’est qu’une hypothèse et il n’existe aucun moyen de la vérifier, l’évolution permettant de constater la succession des étapes, mais pas d’en donner les raisons, surtout pour un organe fossilisant aussi mal que le cerveau.
Développement embryologique (évolution ontogénique)
Le cortex cérébral se forme dans la partie antérieure du tube neural, lui-même dérivant de la plaque neurale, une différentiation de l’ectoderme dorsal sous l’influence de la notochorde.
La première structure cérébrale à se différencier dans ce qui donnera les hémisphères cérébraux est le système ventriculaire. Les cellules souches des neurones se situent dans l’épithélium qui borde les ventricules. Dans un premier temps, les progéniteurs se divisent de façon symétrique pour se multiplier puis de façon asymétrique. Une des deux cellules migre alors à l’extérieur de la zone ventriculaire pour atteindre le cortex. Elle se différencie alors en neurone[10]. L’autre cellule reste dans la zone ventriculaire et continue à se diviser. Les cellules gliales se multiplient de façon similaire, leurs progéniteurs sont différents de ceux des neurones.
Pendant les périodes foetale et néonatale, les neurones du cortex cérébral immature (la plaque corticale) sont pris en sandwich entre la zone marginale à l’extérieur et la sous-plaque située juste en dessous à l’interface avec ce qui donnera la substance blanche. La sous-plaque a une existence transitoire. Elle disparaitra chez l’homme, deux mois après la naissance. La zone marginale persistera, devenant la couche 1 du néocortex.

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Intuition et cerveau féminin

Gérer différentes activités en simultané signifie faire appel à différentes zones cérébrales à la fois, donc que les hémisphères droit et gauche du cerveau échangent beaucoup. Or, les deux hémisphères sont reliés par des commissures, des réseaux de fibres nerveuses. Le corps calleux, qui fait le pont entre les deux zones est la plus importante de ces commissures. On comprend pourquoi alors les neurobiologistes ont cherché du côté de ce corps calleux pour expliquer pourquoi les femmes sont capables de faire tant de choses à la fois.

cortex
Au cours de diverses autopsies, les scientifiques ont cru voir une différence sexuelle significative dans l’épaisseur du corps calleux : il serait plus épais chez les femmes que chez les hommes. Ces résultats ont donc encouragé une grande étude morphométrique publiée en 1982. Les résultats confirment les observations antérieures et les chercheurs clament à l’époque que l’épaisseur du corps calleux induit des comportements différents chez l’homme et la femme. Quand il est épais, il permet une meilleure communication intracérébrale, quand il est plus mince, il force l’utilisation d’un seul hémisphère cérébral à la fois.
Et voilà l’explication donnée. Vraiment ? Non. Expliquer ces différences psychologiques avec un outil si variable, paraît douteux.

L’intuition, un mythe ?
Le sujet est devenu presque amusant à force. A la base, on confère aux femmes une sorte de don appelé l’intuition. Grâce à ce don, la femme est apparemment capable, mieux que n’importe quel homme, d’interpréter les non-dits, lire les expressions refoulées à partir d’un simple regard, détecter un problème au moindre sursaut de voix… Mais l’intuition féminine est un mythe. Aucun élément dans le cerveau féminin ne permet d’encourager un tel mensonge.
Pourtant on évoque des causes diverses
» Un gène ? Tout comme certains semble avoir découvert le gène de l’infidélité conjugale, d’autres auraient trouvé le gène de l’intuition. Faux, même si l’information est diffusée par les revues scientifiques les plus prestigieuses. 
» Une hormone alors ! Non plus. Pourtant les hormones sexuelles ont bon dos. Mais aucune activité hormonale caractéristique n’a jamais été enregistrée ni constatée. Quel autre argument ?
» Des capteurs sensoriels à la bonne place. Plus de capteurs et placés différemment. Voilà ce qui pourrait expliquer cette intuition. Vraiment ? Non, cela est impossible.
» L’activité cérébrale. Si ce ne sont ni les gènes ni les hormones les responsables, il faut chercher ailleurs ! Et c’est ce qu’ont fait certains scientifiques.
L’intuition féminine peut davantage être expliquée socialement, par l’apprentissage. Dans nos sociétés, ce sont les petites filles qui jouent à la poupée, les adolescentes qui gardent des enfants. Bref, les femmes sont assez rapidement mises en contact avec l’autre et elles apprennent à le comprendre et anticiper ses réactions précocement. Tout comme l’instinct maternel, l’intuition est une sorte de prix gagné en grandissant. Ce qui est de moins en moins vrai dans nos sociétés où les deux sexes tendent à remplir les mêmes tâches.

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Cerveau féminin versus cerveau masculin

Si donc le volume et le poids du cerveau ne permettent pas de différencier les hommes et les femmes, quels critères utiliser ? Puisqu’il paraît si naturel que le cerveau soit sexuellement marqué, nous devrions pouvoir l’observer.

cerebrale

Après les fanatiques de la crâniométrie du XIXe et leur échec, les scientifiques se sont acharnés à trouver de nouveaux marqueurs justifiant des comportements féminins et masculins. Car oui, nous agissons de manières différentes. Et si les petites filles sont plus nombreuses à passer des heures à converser plutôt qu’à jouer au foot, ce n’est pas pour rien. Le cerveau a donc été passé en revue.
Premier indice, un noyau particulier situé dans l’hypothalamus, une glande du cerveau reliée à l’hypophyse, un gros centre de production d’hormones. Comme chez tous les autres mammifères, ce noyau paraît sensiblement plus gros chez le mâle que chez la femelle.

Un bon indice ? Non. En effet, car nous sommes incapables de dire à quoi sert ce petit noyau et surtout, certaines femmes ont, comparativement, un noyau plus gros que certains hommes. En conclusion, si on étudie un cerveau seul, sans avoir aucun indice sur la personne auquel il appartient, il est impossible de dire s’il s’agit d’un cerveau masculin ou féminin à partir de ce seul indice. Ce qui est largement confirmé par l’imagerie cérébrale : sans indice préalable, on ne peut pas distinguer, sexuellement, deux cerveaux en activité.

cerveau
Et ne prouve rien…
Après ce nouvel échec, d’autres zones ont été observées : le corps calleux, la taille des hémisphères droit et gauche etc. Tout a été imaginé. Seulement voilà, aucune étude ne semble concluante. Et si la science se trompait de terrain d’étude ? Oui, hommes et femmes sont différents de par leurs comportements, mais les différences ne s’expliquent pas toujours par la biologie. Nos différences peuvent simplement résulter d’une éducation différente. Notre cerveau, à la naissance, n’est qu’une cire molle qui sera sculptée par nos apprentissages, nos expériences, notre éducation et nos propres réactions. Nous naissons sans doute, hommes comme femmes, avec une structure cérébrale semblable, qui se spécifiera en fonction de nos environnements.
Vraiment ? Oui et non, car à la naissance, le cerveau possède bien un sexe et il va le garder. Simplement, les impacts de cette sexualisation cérébrale sont très largement fantasmés.
Mais pour le vérifier, repassons par la seule et unique sexualisation du cerveau puis reprenons, une à une, les spécificités de chaque sexe afin de voir si elles sont réellement marquées par une caractéristique cérébrale. Pour cela honneur aux dames.

Neurotransmetteurs

Neurotransmetteur

cerveau

Les neurotransmetteurs ou neuromédiateurs sont des molécules biochimiques libérées par les neurones (et parfois par les cellules gliales) agissant sur d’autres neurones ou plus rarement sur d’autres types de cellules (comme les cellules musculaires et les cellules gliales comme les astrocytes).

En règle générale, un neuromédiateur désigne une molécule qui possède les propriétés suivantes :

* être présente et stockée dans des vésicules au niveau des terminaisons présynaptiques

* être synthétisée dans l’élément présynaptique (nécessité de précurseurs et d’enzymes)

* être libérée dans la fente synaptique en réponse à une stimulation de l’élément présynaptique, de façon dépendante ou non des ions calcium,

* avoir des récepteurs spécifiques postsynaptiques ionotropes ou métabiotropes modifiant la polarité transmembranaires, ou provoquant un shunting,

* avoir un moyen de dégradation (comme l’acétyl-cholinestérase au niveau de la jonction neuro-musculaire) ou de recapture pour être inactivée au niveau présynaptique ou glial (astrocytes, par exemple).

Il y a dans notre organisme plus de 110 « neurotransmetteurs » formellement identifiés

Les neurotransmetteurs sont divisés en plusieurs catégories :

* les monoamines : sont synthétisées à partir d’un acide aminé :

o les catécholamines sont dérivées de la tyrosine : dopamine, noradrénaline, adrénaline (épinephrine et norépinephrine sont des francisations des termes anglais).

o la sérotonine (5-HT) qui dérive du tryptophane

o le GABA dérivé de l’acide glutamique

o l’histamine dérivée de l’histidine

* les endorphines, molécules similaires aux opiacés

* les acides aminés : acide glutamique, acide aspartique, glycine

* substances chimiques diverses : acétylcholine, ATP

Neuromédiateur

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Un neuromédiateur est libéré dans l’environnement neuronal et crée une « ambiance » chimique influant sur le fonctionnement du neurone.

Le monoxyde d’azote est un neuromédiateur unique en son genre puisqu’il s’agit d’un gaz soluble, toxique lorsqu’il est inhalé en excès. Il a la particularité de pouvoir parcourir le neurone à la fois de façon antérograde mais aussi rétrograde (de post-synaptique à pré-synaptique).

Les neuropeptides ne sont pas des neurotransmetteurs. Par définition, un neurotransmetteur est une substance synthétisée et libérée dans la fente synaptique. Les neuropeptides, comme leur nom l’indique, sont synthétisés, comme les protéines dans le soma et ensuite transmises par les flux neuronaux à travers le neurone. Une forte libération d’une neuropeptide provoquera une déplétion. Le soma ne resynthétisera que lorsqu’il sera informé de cette dépletion. Il se passera beaucoup de temps ainsi entre une déplétion et le remplissage des stocks. VIP, substance P, neuropeptide Y, somastatine, vasopressine, angiotensine II, ocytocine, gastrine, cholécystokinine, thyrotropine, insuline, glucagon, calcitonine, neurotensine et bradykinine sont des neuropeptides.

Hormones

Beaucoup de substances utilisées comme les hormones (insuline, glucagon, …) dans l’organisme deviennent des neurotransmetteurs dans le système nerveux central. Inversement, les neurohormones sont sécrétées comme les neurotransmetteurs et agissent comme une hormone.

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Poids du cerveau et intelligence

Au XIXe siècle, les anthropologues sont pris de passion pour le cerveau, cet organe jusqu’à lors totalement méconnu. Refuge de l’âme, son poids est considéré comme le reflet de l’intelligence.

sexe

Donc pour avoir une bonne idée de qui est le plus rusé, certains, comme le célèbre Paul Broca, se lancent dans des études métriques. Ainsi, en 1861, Broca analyse 432 cerveaux. Rappelons qu’à cette époque la mode est à léguer cet organe suprême à la science. Il les pèse donc de deux manières : soit directement une fois prélevés, soit en remplissant les boîtes crâniennes avec de la grenaille. Quoi qu’il en soit, c’est rapidement qu’il réussit à confirmer ce qu’il pense déjà : les femmes sont bien moins intelligentes que les hommes.
C’est dit. Mais, rappelons tout de même que les femmes sont bien moins grandes que les hommes et que ce seul fait peut justifier un cerveau plus léger. Oui, mais au XIXe, il est clairement admis que la femme est nettement inférieure sur le plan intellectuel.

Le temps a passé depuis Broca et ses collègues anthropologues et la science a évolué. Avec elle, les techniques d’imagerie médicale comme les IRM, qui sont aujourd’hui une méthode fiable, du moins plus que de calculer le volume de plomb rentrant dans un crâne. En 2001, les résultats sont tombés. Le cerveau de l’homme a un volume moyen de 1113 centimètres cube et celui de la femme atteint les 1022. Même rapporté à taille égale, le cerveau de l’homme demeure plus gros. Alors oui, l’homme a un cerveau plus volumineux. Simple reflet de ce dimorphisme sexuel qui caractérise presque tous les animaux et auquel nous n’échappons pas.
Attention tout de même à ne pas tout confondre. Oui la femme a un cerveau plus « petit », mais est-elle moins performante intellectuellement pour autant ? Cela revient à se demander s’il y a un lien entre gros cerveau et grande intelligence, entre la taille de l’organe cérébral et les capacités intellectuelles. Et bien, il n’y a aucun rapport entre les deux. Mieux avoir une tête bien faite qu’une tête bien pleine comme on dit.
La preuve que ce n’est pas le poids du cerveau qui conditionne la grandeur de l’intelligence. On le sait aujourd’hui mais pour les plus difficiles à convaincre, voilà quelques exemples.
Au XIXe, nous l’avons vu, les anthropologues sont clairement à la mode avec leurs mesures métriques, du crâne et du cerveau. Pas étonnant alors que certains grands intellectuels lèguent à la science leur splendide cortex pour études. Et les résultats contredisent les a priori de Paul Broca. Ainsi, le cerveau d’Anatole France ne pèse qu’un kilogramme, alors que le poids moyen du cerveau est estimé à 1, 350 kg. Et le poids du cerveau du célèbre Albert Einstein est de 10% inférieur à cette moyenne.
Pour résumer : ce n’est pas le poids du cerveau qui fait le génie. Les femmes n’ont donc pas à rougir de leur capacité cérébrale, légèrement inférieure à celle des hommes.

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Le cerveau a t’il un sexe? (1)

Parler, compter, se repérer dans l’espace… Autant d’aptitudes qu’on juge souvent séparer hommes et femmes. Ces différences ont-elles une réalité scientifique ? S’observent-elles dans le cerveau ?

cerveau

La sexualisation du cerveau s’opère au cours de la vie fœtale. C’est le sexe qui détermine alors la formation de certains circuits neuronaux qui jouent un rôle majeur, bien plus tard, dans la physiologie des fonctions reproductives.

Les hommes ont un cerveau plus gros que les femmes. En sont-ils plus intelligents pour autant ? Longtemps, les scientifiques ont pensé que la taille du cerveau était directement liée aux capacités intellectuelles. Totalement faux.

Nos hormones et nos comportements sexuels sont, entre autres, contrôlés par le cerveau. Résultat ou cause de la reproduction sexuée, peu importe. Ici, l’intérêt réside dans le fait que très tôt, au stade embryonnaire, notre cerveau reçoit différentes hormones sexuelles. En cela seulement il est un organe sexué.

Un sexe génétique et hormonal
Aux premiers stades du développement, le sexe de l’embryon est marqué, du moins génétiquement. Rappelez-vous la fameuse différence : les femmes ont deux chromosomes X alors que les hommes ont un chromosome X et un chromosome Y. Cette différence génétique est à l’origine de la formation des organes sexuels qui très tôt sont fonctionnels. Ainsi, ils produisent rapidement des hormones femelles ou mâles. Sécrétées dans le sang, elles arrivent au cerveau du fœtus et donc agissent sur sa formation. Ainsi, les hormones sexuelles participent à la construction du cerveau, en influant sur l’établissement de divers circuits de neurones. En cela, et en cela seulement, nous pouvons parler de la sexualisation du cerveau.

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Évolution et développement du cortex

Évolution phylogénique

cortex
Le cortex a subi une longue évolution depuis son apparition chez les premiers craniates ou leurs ancêtres. On distingue chez les mammifères le néocortex, aussi appelé néopallium et l’allocortex lui-même subdivisé en paléocortex (ou paléopallium) et archicortex (ou archipallium). L’archicortex est le plus ancien, il existe déjà chez les poissons dans le rhinencéphale, structure responsable du traitement des sensations olfactives. Chez l’être humain, on le trouve dans des structures très anciennes telles que l’hippocampe (cerveau) et le gyrus dentelé. Le paléocortex est plus récent. Il est bien représenté chez les reptiles où il atteint son développement maximum, mais il est encore présent chez les mammifères dans des structures anciennes telles que les noyaux gris centraux ou le rhinencéphale. Le néocortex est phylogéniquement le plus récent. Existant à l’état d’ébauche chez les reptiles. Il s’agît d’une couche superficielle lisse et peu développée chez les oiseaux, même si c’est le centre de l’intelligence et de l’apprentissage. Il va faire l’objet d’une croissance chez les mammifères au point de repousser l’allocortex dans des zones réduites. C’est chez l’homme qu’il atteint son développement maximum, constituant 80 % des neurones du système nerveux central.
Le cortex moderne des mammifères dérive du rhinencéphale des poissons. Le fait que l’ancienne structure olfactive des poissons ait donné naissance aux hémisphères cérébraux reflète l’importance qu’avait l’olfaction chez les premiers mammifères et qu’elle possède encore aujourd’hui pour beaucoup d’entre-eux. Une hypothèse informelle suggère que cela pourrait être dû à l’absence d’informations portées par les sensations olfactives. Alors que les signaux auditifs peuvent par eux-mêmes fournir des informations sur la taille, la position et le mouvement des autres animaux, ce n’est pas le cas des signaux olfactifs. Pour être utiles, ils doivent être associés à des traces mnésiques qui les mettent en relation avec des souvenirs visuels ou auditifs, d’autant que les premiers mammifères étaient vraisemblablement des animaux nocturnes de la taille d’une souris. Les hémisphères cérébraux se sont donc développées et ont reçu des afférences visuelles, auditives et somatiques en vu d’intègrer toutes ces informations avec les signaux olfactifs. Ceci n’est qu’une hypothèse et il n’existe aucun moyen de la vérifier, l’évolution permettant de constater la succession des étapes, mais pas d’en donner les raisons, surtout pour un organe fossilisant aussi mal que le cerveau.
Développement embryologique (évolution ontogénique)
Le cortex cérébral se forme dans la partie antérieure du tube neural, lui-même dérivant de la plaque neurale, une différentiation de l’ectoderme dorsal sous l’influence de la notochorde.
La première structure cérébrale à se différencier dans ce qui donnera les hémisphères cérébraux est le système ventriculaire. Les cellules souches des neurones se situent dans l’épithélium qui borde les ventricules. Dans un premier temps, les progéniteurs se divisent de façon symétrique pour se multiplier puis de façon asymétrique. Une des deux cellules migre alors à l’extérieur de la zone ventriculaire pour atteindre le cortex. Elle se différencie alors en neurone. L’autre cellule reste dans la zone ventriculaire et continue à se diviser. Les cellules gliales se multiplient de façon similaire, leurs progéniteurs sont différents de ceux des neurones.
Pendant les périodes foetale et néonatale, les neurones du cortex cérébral immature (la plaque corticale) sont pris en sandwich entre la zone marginale à l’extérieur et la sous-plaque située juste en dessous à l’interface avec ce qui donnera la substance blanche. La sous-plaque a une existence transitoire. Elle disparaitra chez l’homme, deux mois après la naissance. La zone marginale persistera, devenant la couche 1 du néocortex.

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Endorphines et plaisir

Les effets de la sécrétion d’endorphines

Les effets des endorphines

endorphine

Les endorphines ont des effets connus sur l’organisme. Comme les opiacées, elles permettent naturellement de réguler et d’atténuer la douleur notamment dans la pratique intensive d’un sport. Les endorphines jouent également un rôle dans la réduction du stress notamment par le contrôle de la respiration. Les endorphines sont également impliquées dans le contrôle du transit gastro-intestinal. Elles provoquent les sensations de plaisir poussant à l’euphorie ou l’hallucination. Les endorphines sont aussi à la base du sentiment amoureux durable et de la rêverie éveillée. Plus les situations sont stressantes ou physiquement difficiles et plus la production s’intensifie. Certains marathoniens parlent ainsi d’extase et de grande euphorie lorsque les doses massives d’endorphines sont produites par le corps dans l’effort. L’effet lors des pointes de production ressemble très fortement à celui procuré par la prise de drogue. La pratique régulière d’un sport et la production d’endorphines qu’elle implique peut aider les personnes accros au tabac ou à l’alcool à mieux faire face aux manques.
Des effets secondaires rares

En surdose, la production massive d’endorphines par le corps peut entrainer quelques effets secondaires parfois gênants mais toujours ponctuels comme des vertiges, des vomissements, une somnolence… Certains effets beaucoup plus rares ont été rapportés comme l’euphorie et son inverse dépressif, les hallucinations, une confusion mentale, des maux de tête, des démangeaisons…
En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à cinq fois la quantité normale.
Euphorique
Cet état particulier est décrit par les sportifs comme un moment d’euphorie, de spiritualité, de puissance, de grâce, de déplacement sans effort, de vision momentanée de la perfection, de flottement dans l’irréel. Les coureurs de fond parlent d’extase . Cet état persiste après l’arrêt
Anxiolytique
L’effet anxiolytique reconnu de la morphine s’applique également aux endorphines.Les sportifs réguliers sont moins sujets au stress que les non sportifs mais pour diminuer l’anxiété, l’exercice doit etre effectué à 70 % de sa fréquence cardiaque maximale, et ce pendant au moins vingt minutes
Débutant s’abstenir. Cet effet anxiolytique persiste pendant deux à six heures. Les endorphines ne sont cependant pas les seules impliquées. Il existe en effet d’autres neuromédiateurs, notamment la sérotonine, qui exercent également un rôle antidépresseur
Antalgique
Tout comme la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques dans les douleurs rebelles, les endorphines possèdent les mêmes propriétés. Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur. Elles élèvent le seuil de la douleur et cet effet dure quatre heures après leur sécrétion.En inhibant les douleurs d’origine musculaire ou tendineuse pendant l’effort, les sportifs peuvent maintenir leurs performances mais malheureusement certains signes de douleurs coronariennes ou d’infarctus peuvent également être masqués par cette libération d’endorphines, ce qui peut avoir de graves répercussions
Anti-fatigue
Pour permettre à l’organisme de s’adapter à cette situation de stress inhérent à l’activité physique intense, les endorphines modérent les fonctions cardiaque et respiratoire. Autrement dit, elles limitent l’essoufflement à l’effort et l’épuisement

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Cerveau sport et endorphines

Est-ce que les endorphines permettent d’expliquer le bien-être éprouvé en méditation ? Si par une pratique précise on peut fabriquer sa propre morphine à l’intérieur du corps, n’est-ce pas un gage d’autonomie par rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l’alcool jusqu’à cette dépendance fondamentale qui consiste à rechercher le bonheur à l’extérieur alors qu’il est déjà là, présent en nous ?

endorphines

Les endorphines sont libérées par le cerveau, et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress, qu’il soit psychologique ou physique, mais de façon plus significative pendant et après l’exercice physique
Endorphine, l’hormone du bonheur
Cette morphine endogène (produite par l’organisme) possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées
Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang

Les limites du sport face à la dépression
Attention à ne pas attribuer des vertus illusoires ou illimitées à la pratique sportive
Le sport réduit les manifestations extérieures de la dépression légère ou modérée, notamment par la libération d’endorphines, mais il ne permet en aucun cas de faire l’économie d’une psychothérapie
Le sport et les médicaments ne sont qu’une béquille temporaire face à des conflits psychiques ou des manifestations d’angoisse dont les causes profondes ne peuvent éventuellement être identifiées que par une approche psycho-thérapeutique .
L’entretien psycho-thérapeutique avec un psychologue clinicien diplomé est une situation unique que nulle autre situation ( ou nul autre intervenant plus ou moins bien intentionné ) ne peut remplacer .
A quel moment les endorphines sont-elles sécrétées ?
La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’ arrêt de l’effort
Le taux d’endorphines est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique
Les sports d’endurance sont les plus endorphinogènes : le jogging, le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course) ; mais aussi l’aérobic, le step ; les activités à efforts fractionnés (interval training) l’athlé, le football, le rugby, le basket ou le handball
Il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines : il faut maintenir l’effort pendant une demi heure gardant un rythme dit confortable en endurance, c’est à dire supérieur à 60 % de ses capacités respiratoires. On doit être capable de tenir une conversation. L’usage d’un cardiofréquencemètre permet de rester parfaitement dans cette zone d’effort

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Scintigraphie cérébrale

La scintigraphie est une méthode d’imagerie médicale qui procède par l’administration, dans l’organisme, d’isotopes radioactifs afin de produire une image médicale par la détection des rayonnements émis par ces isotopes après captation par les organes à examiner.

cerveau
On injecte au patient un traceur : c’est l’association d’une molécule vectrice et d’un marqueur radioactif. La molécule vectrice se localise de façon sélective sur une structure particulière de l’organisme (un organe, un secteur liquidien, une lésion). Le marqueur radioactif sert « d’émetteur » et renseigne sur sa localisation. Il émet un rayonnement gamma qui va être détecté par un détecteur externe appelé gamma-caméra (c’est une caméra à scintillation qui donne les scintigraphies).

Ce traceur est un médicament, appelé radiopharmaceutique, pourtant il n’a pas d’effet sur l’organisme étant donné les doses massiques extrèmement faibles utilisées. Il émet un rayonnement à la fois adapté à  sa détection et à la fois sans aucune toxicité sur le plan biologique et radiotoxicologique. Ce n’est absolument pas dangereux pour le patient, et l’irradiation n’est pas plus importante qu’une simple radiographie du thorax ou de l’abdomen.

Scintigraphie cérébrale (tomographie d’émission monophotonique)

Scanner et IRM ne fournissent qu’une image momentanée du cerveau, et ne donnent aucun renseignement sur le fonctionnement du cerveau. D’autres examens, dont l’usage se répand, visent à fournir une image « fonctionnelle » du cerveau.
Le plus répandu utilise des marqueurs radioactifs qui se fixent dans le cerveau en fonction de son état fonctionnel au moment où l’on fait l’injection, et l’image qui est obtenue est donc une « photographie » du fonctionnement cérébral à un moment donné. Il s’agit d’une scintigraphie cérébrale, appelée tomographie d’émission monophotonique, plus connue sous le nom de SPECT (en anglais : single photon emission computed tomography). Le produit le plus souvent injecté est l’HmPAO, qui se fixe en fonction du flux sanguin : sa fixation est diminuée dans les régions peu fonctionnelles, elle est en revanche très augmentée dans les zones cérébrales qui sont le siège d’une activité très intense, comme c’est le cas des régions où se déroule une crise épileptique.
On peut donc réaliser un SPECT :
•    En période intercritique, et l’on constatera alors fréquemment un déficit de fixation dans la région malade du cerveau ; la constatation d’une diminution localisée du débit fait penser que le foyer épileptique se situe à ce niveau. Les corrélations entre les zones d’hypoactivité et le siège réel du foyer épileptique sont cependant relativement peu précises, et très discutées ;
•    Lors d’une crise épileptique : on constatera alors au niveau de la ou des régions cérébrales qui sont intéressées par la crise une hyperactivité intense. Ce type de renseignement est beaucoup plus précieux. Il faut savoir cependant que l’organisation d’un SPECT critique est très difficile : elle impose que le patient soit surveillé continuellement par un médecin et par l’EEG, car il faut déterminer précisément le moment où la crise se produit, et que le produit radioactif injecté soit disponible à proximité immédiate…
La tomographie à émission de positons (TEP, ou PET en anglais (positon emission tomography)) est un examen beaucoup plus difficile à pratiquer, car peu accessible et très coûteux. Le prix de revient d’un seul examen est de l’ordre de 3 050 à 3 800 €.  Il nécessite la disponibilité à proximité d’un accélérateur de particules, permettant de préparer et de rendre immédiatement disponibles les produits radioactifs nécessaires. Cet examen utilise une grande variété de marqueurs, qui permettent d’étudier différentes fonctions cérébrales, différents métabolismes. Le produit est en général injecté par voie artérielle, dans la circulation cérébrale.

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